22 septembre 2015 / 19:04 / dans 2 ans

Retraites complémentaires-La CFDT avance des contre-propositions

PARIS, 22 septembre (Reuters) - La CFDT prône l‘instauration d‘un régime unifié de retraites complémentaires pour l‘ensemble des salariés français sur la période 2019-2024, assorti d‘une hausse des cotisations patronales de 0,1% par an de 2019 à 2021.

Dans un entretien à paraître mercredi dans Les Echos et diffusé mardi sur le site du quotidien économique, le secrétaire général de l‘organisation syndicale affirme vouloir un accord lors des négociations sur l‘avenir des retraites complémentaires, qui reprennent le 16 octobre, mais refuse d‘être “acculé à négocier sur des propositions patronales”.

“Notre proposition s‘articule en trois temps : les mesures urgentes avant 2019, le retour à l‘équilibre jusqu‘en 2024, puis au-delà. Tout le monde doit faire des efforts, pas seulement les salariés et les retraités”, explique-t-il.

“À court terme, poursuit le dirigeant syndical, nous sommes prêts à décaler la revalorisation des pensions complémentaires d‘avril à octobre, pour faire des économies, en s‘alignant sur le régime général”.

Laurent Berger estime qu’“on peut jouer aussi sur le taux de rendement du point de retraite, en restant au-dessus de 6%”.

“Nous sommes prêts également à discuter de la poursuite, pendant trois ans, de la sous-indexation des pensions, en les revalorisant de 1 point de moins que l‘inflation et non pas 1,5 point comme le réclame le patronat”.

Le secrétaire général de la CFDT se prononce également pour une mutualisation des réserves de l‘Agirc et de l‘Arrco dès 2017.

Sur le long terme, la CDFT propose “la mise en place d‘un nouveau régime unifié de retraites complémentaires pour tous les salariés” sur la période 2019-2024.

Ce régime serait fondé sur le niveau de la rémunération et non le statut, avec une seule valeur du point.

“Pour le conforter financièrement, des efforts devront être demandés aux entreprises : une hausse des cotisations de 0,1% par an de 2019 à 2021, ainsi qu‘une contribution patronale en cas de séparation d‘un salarié au-delà de 50 ans”, dit-il.

En contrepartie, les salariés partant à la retraite assumeraient “une contribution de solidarité intergénérationnelle”.

“A l‘inverse du Medef, notre but n‘est pas de pousser les salariés à prolonger leur carrière, conduisant de fait à une remontée de l‘âge de la retraite, mais à leur demander un effort de solidarité pour sauvegarder leur régime de retraite”, justifie Laurent Berger.

“En mobilisant une partie des réserves actuelles, qui représentent dix mois de pensions, nous serions quasiment à l‘équilibre technique en 2020 (- 1 milliard) et en excédent en 2030 (+700 millions)”. (Sophie Louet)

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