17 février 2014 / 18:03 / il y a 4 ans

Les comptes publics grecs 2013 pourraient être meilleurs que prévu

par Martin Santa et Robin Emmott

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaire Olli Rehn (ici avec la ministre finlandaise des Finances Jutta Urpilainen) a déclaré lundi, à l'issue d'une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles, que les comptes budgétaires de 2013 de la Grèce étaient peut-être meilleurs que prévu mais qu'ils devaient encore être vérifiés par Eurostat, l'institut de la statistique de l'Union européenne. /Photo prise le 17 février 2014/REUTERS/François Lenoir

BRUXELLES (Reuters) - Les comptes publics 2013 de la Grèce pourraient être meilleurs que prévu et Athènes pourrait respecter en mars les conditions posées à de nouveaux versements de ses bailleurs de fonds internationaux, ont déclaré lundi des responsables de la zone euro.

La “troïka” que forment l‘Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) passent en revue tous les trois mois les finances publiques et les réformes économiques grecques avant de décider de la poursuite du versement de l‘aide à Athènes.

La dernière en date de ces revues, censée être achevée en septembre 2013, a pris du retard car la Grèce n‘a pas atteint les objectifs fixés par ses accords avec la troïka.

S‘exprimant devant des journalistes après une réunion des ministres des Finances de la zone euro, le président de l‘Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, et le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, ont annoncé que les experts de la troïka seraient de retour à Athènes cette semaine.

Ce retour signifie que la revue en cours pourrait être achevée en mars, a précisé Olli Rehn, ce qui ouvrirait la voie au versement de la prochaine tranche d‘aide, nécessaire au remboursement d‘obligations arrivant à échéance en mai.

“Je crois que si tout le monde joue son rôle, nous serons en mesure de conclure un accord au niveau des équipes en mars, ce qui serait très important pour la Grèce, pour l‘économie grecque, pour le peuple grec”, a-t-il ajouté.

Le gouvernement grec a déclaré samedi que l‘excédent primaire (hors service de la dette et éléments exceptionnels) 2013 avait dépassé 1,5 milliard d‘euros, un montant nettement supérieur aux estimations initiales et aux objectifs de la troïka.

Olli Rehn est resté prudent sur ce point.

“Sur le plan budgétaire, il est semble que le résultat de l‘an dernier pourrait être meilleur qu‘attendu, même si nous devons nous garder de tout jugement définitif jusqu‘à ce qu‘Eurostat publie les chiffres validés le 23 avril”, a-t-il expliqué.

De son côté, Jeroen Dijsselbloem a déclaré que tout débat sérieux sur une éventuelle réduction de la charge de la dette grecque ne pourrait avoir lieu qu‘au second semestre.

Une telle réduction pourrait passer par une diminution des taux d‘intérêt sur les prêts existants ou par une extension de leur maturité.

Avec Jan Strupczewski; Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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