4 février 2014 / 07:54 / il y a 4 ans

Un effet fiscal dope le résultat d'UBS au 4e trimestre

par Katharina Bart

UBS publie mardi un bénéfice au titre du quatrième trimestre supérieur aux attentes, en raison à la fois d'un crédit d'impôt et d'une amélioration de la performance de sa division banque d'investissement. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann

ZURICH (Reuters) - UBS a annoncé mardi un bénéfice au titre du quatrième trimestre supérieur aux attentes, en raison à la fois d‘un crédit d‘impôt et d‘une amélioration de la performance d‘une division banque d‘investissement amaigrie.

La banque suisse a également fait état d‘une hausse des bonus distribués ainsi que des dividendes versés, d‘autres éléments qui peuvent expliquer l‘envolée du titre UBS.

Vers 11h05 GMT, il avançait de 5,62% à 18,43 francs, affichant la progression la plus marquée de l‘indice Stoxx 50 et tirant vers le haut l‘indice regroupant les valeurs bancaires européennes (+0,37%), l‘un des rares à être dans le vert.

UBS, qui a qualifié l‘année 2014 de “transformationnelle”, s‘est montrée prudente sur ses perspectives, les turbulences en cours sur les marchés émergents ne laissant pas d‘inquiéter ses clients fortunés, qui sont au cœur de sa principale activité, la banque privée.

Les mouvements de vente panique touchant les Bourses et les devises de nombre de pays émergents commencent à déborder sur les places des pays développés, comme en témoigne la chute de plus de 4% de la Bourse de Tokyo mardi.

UBS a ainsi précisé que les importantes fluctuations constatées depuis le début de l‘année sont susceptibles de peser sur la collecte nette, le produit net bancaire et les marges d‘intérêt au premier trimestre.

Sur les trois derniers mois de 2013, le résultat net d‘UBS est ressorti à 917 millions de francs suisses (752 millions d‘euros), somme qui comprend un crédit d‘impôt de 470 millions.

Les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé un bénéfice de 354 millions de francs. Sur le dernier trimestre de 2012, UBS avait subi une perte de 1,89 milliard de francs.

RISQUES JURIDIQUES

Le résultat meilleur que prévu semble justifier la stratégie d‘UBS, qui a décidé récemment de diminuer le périmètre de son activité banque d‘investissement et de se retirer de segments de marché plus risqués, comme le trading obligataire.

Le bénéfice imposable de la banque d‘investissement a ainsi augmenté de 18% par rapport au trimestre précédent, à 297 millions de francs. Le résultat de la banque privée a également enregistré une hausse de 18%.

La bonne copie rendue par UBS ne peut faire oublier qu‘elle reste potentiellement au cœur de scandales. Le régulateur financier suisse a exigé que la banque détienne 22,5 milliards de francs de capitaux supplémentaires pour être en mesure de faire face aux risques juridiques et réglementaires à venir.

La fin de l‘année 2012 avait marquée par une amende de 1,4 milliard de francs infligée à la banque suisse pour avoir manipulé le Libor. Cette amende avait conduit UBS à drastiquement baisser les bonus versés au titre de cette année-là.

Cela explique notamment le fait que, pour l‘année qui vient de se terminer, le total des bonus est en hausse de 28%, à 3,2 milliards de francs.

Dans une présentation publiée en même temps que ses chiffres trimestriels, l‘établissement basé à Zurich précise s‘attendre à des charges pour litiges élevées tout au long de 2014.

UBS coopère avec les régulateurs dans le cadre de l‘enquête portant sur des soupçons de manipulation du marché des changes.

Des autorités de régulation de plusieurs pays cherchent à déterminer si des traders de certaines des plus grandes banques de la planète se sont entendus pour manipuler le marché des changes, sur lequel les volumes de transactions avoisinent chaque jour 5.300 milliards de dollars.

UBS a l‘intention de verser un dividende de 0,25 franc suisse par action au titre de 2013, soit un augmentation de 66,6% par rapport à 2012.

Ce niveau représente un taux de distribution de 30%. UBS a réaffirmé son engagement de porter ce taux à plus de 50% une fois que son ratio Tier 1 ordinaire, une mesure clef de la solvabilité d‘une banque, aura atteint la barre de 13%. A la fin du quatrième trimestre 2013, il était de 12,8%.

Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Joanny

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below