12 décembre 2013 / 16:53 / dans 4 ans

La Bourse de Paris devrait gagner 13% d'ici fin 2014

par Alexandre Boksenbaum-Granier

L'indice CAC 40 devrait progresser d'environ 13% d'ici fin 2014 pour retrouver son niveau de juin 2008, le ralentissement anticipé des rachats d'actifs par la Réserve fédérale ne devant pas remettre en cause la dynamique haussière des marchés d'actions, selon une enquête Reuters. /Photo prise le 8 février 2013/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - L‘indice CAC 40 devrait progresser d‘environ 13% d‘ici fin 2014 pour retrouver son niveau de juin 2008, le ralentissement anticipé des rachats d‘actifs par la Réserve fédérale ne devant pas remettre en cause la dynamique haussière des marchés d‘actions, selon une enquête Reuters publiée jeudi.

Le sondage trimestriel mené sur la semaine écoulée auprès d‘une cinquantaine d‘analystes et gérants de fonds montre que l‘indice phare de la place parisienne devrait atteindre 4.640 points d‘ici la fin 2014, contre 4.086,86 points enregistrés mercredi à la clôture.

Cette tendance reste meilleure que celle observée sur le marché des contrats à terme, où les futures sur le CAC 40 à échéance décembre 2014 se négociaient mercredi à 4.080 points.

“Les indicateurs d‘activité se reprennent en Europe et l‘économie américaine jouera son rôle de locomotive mondiale avec sa croissance supérieure à 2,6%. Cette croissance alimentera les bénéfices des entreprises, dont le niveau de marge est résilient grâce à l‘absence d‘inflation des matières premières et des salaires”, souligne Joffrey Ouafqa, gérant chez Convictions AM.

“Si l‘on ajoute à cela des dividendes en hausse, des programmes de rachats d‘actions et une classe d‘actifs obligataires qui souffrira de la remontée des taux, les actions en 2014 gardent un attrait certain”, estime-t-il.

RETOUR DE LA VOLATILITÉ

Selon le sondage Reuters, l‘indice Euro Stoxx 50 devrait atteindre 3.300 points à fin 2014, contre 2.947,31 points mercredi soir, soit une progression de 12%.

Le ralentissement des rachats d‘actifs par la Fed devrait générer une phase de consolidation mais sans inverser la dynamique haussière soutenue par la reprise économique, espèrent les gérants et analystes interrogés par Reuters.

“Le tapering qui deviendra réalité avant la fin du premier semestre relancera la volatilité, et devrait engendrer une consolidation plus nette des marchés, sans toutefois prendre une ampleur considérable et remettre en cause la tendance long terme”, juge Bertrand Lamielle, directeur de la gestion chez B*Capital.

Selon une enquête Reuters publiée lundi, une courte majorité d‘économistes sont toujours d‘avis que la Fed ne commencera pas à diminuer l‘ampleur de son programme de rachats d‘actifs avant le mois de mars.

Cette réduction devrait concerner les bons du Trésor américain mais pas les prêts hypothécaires afin de préserver la reprise du marché immobilier.

Les gérants surveilleront en revanche avec attention l‘évolution économique dans les pays émergents ainsi qu‘au sein de la zone euro, où l‘écart ne cesse de se creuser entre l‘Allemagne et les autres pays de la région.

Avec Blaise Robinson, édité par Dominique Rodriguez

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