25 octobre 2013 / 06:06 / dans 4 ans

Schneider abaisse ses objectifs 2013 à cause des changes

par Gilles Guillaume et Natalie Huet

Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider Electric. Le groupe revoit en baisse ses objectifs 2013 à la suite d'un alourdissement des effets de change négatifs et d'une nouvelle stagnation de son chiffre d'affaires au troisième trimestre à cause de l'Europe. /Photo prise le 29 août 2013/REUTERS/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - Schneider Electric a revu à la baisse vendredi ses objectifs 2013 à cause d‘un alourdissement des effets de change négatifs et à la suite d‘une nouvelle stagnation de son chiffre d‘affaires au troisième trimestre à cause de l‘Europe.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension table désormais sur une croissance organique stable à limitée de son chiffre d‘affaires sur l‘année, alors qu‘il l‘attendait jusqu‘à présent modérée à un chiffre.

Schneider a ajouté qu‘il visait toujours une marge d‘Ebita ajusté stable à légèrement en hausse en 2013, mais en précisant que cet objectif s‘entendait maintenant à périmètre et change constants.

La baisse de nombreuses devises des pays émergents - du peso argentin à la livre turque - face à l‘euro a conduit Schneider a estimer à 800-900 millions d‘euros l‘impact négatif des changes sur son chiffre d‘affaires annuel, contre un montant de 600 millions attendu jusqu‘à présent.

“Je n‘ai pas de boule de cristal (...) mais nous ne sommes pas en position de tabler sur une hausse de ces devises ou une récupération de ces devises sur l‘année 2014”, a déclaré le directeur financier Emmanuel Babeau lors d‘un entretien téléphonique avec Reuters.

Pour y faire face, le groupe augmentera l‘an prochain ses tarifs dans les pays à devises faibles, ainsi que ses effectifs.

“(Nous allons aussi) continuer à mettre davantage de coûts dans ces pays à devise faible pour, lorsque ce genre d‘évènement se passe, avoir un amortisseur naturel”, a indiqué Emmanuel Babeau.

“C‘est ce que nous avons appelé le rééquilibrage, c‘est continuer à mettre dans les émergents, qui au fond sont les pays qui contribuent le plus à la croissance, de plus en plus de nos coûts, de nos équipes, de nos structures.”

Au troisième trimestre, le chiffre d‘affaires du groupe s‘est hissé de 0,7% en données organiques à 5,9 milliards d‘euros, la vigueur de la demande en Chine et en Amérique du Nord compensant des marchés d‘Europe de l‘Ouest, où la stabilisation entrevue cet été pour la fin de l‘année se fait toujours attendre.

Cette croissance traduit à nouveau un ralentissement alors qu‘elle avait atteint 2,6% au 2e trimestre, contre -2,7% au premier.

L‘action Schneider a clôturé jeudi soir à 63,27 euros. Depuis le début de l‘année, le titre a pris plus de 15% après un gain de près de 35% sur l‘ensemble de 2012.

Edité par Benjamin Mallet

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