11 octobre 2013 / 05:47 / il y a 4 ans

Royal Mail va faire ses débuts en Bourse

par Sarah Young et William James

Le Royaume-Uni a vendu jeudi une participation majoritaire dans Royal Mail à un prix de 330 pence par action qui valorise le service postal de Sa Majesté et ses célèbres boîtes aux lettres rouges à 3,3 milliards de livres (3,8 milliards d'euros). La cotation de Royal Mail débutera ce vendredi à 7h00 GMT à la Bourse de Londres et certains analystes s'attendent à ce que le titre soit demandé à plus de 400p. /Photo prise le 8 octobre 2013/REUTERS/Andrew Winning

LONDRES (Reuters) - Le Royaume-Uni a vendu jeudi une participation majoritaire dans Royal Mail à un prix de 330 pence par action qui valorise le service postal de Sa Majesté et ses célèbres boîtes aux lettres rouges à 3,3 milliards de livres (3,8 milliards d‘euros).

Cette privatisation, la plus importante depuis des décennies dans le pays, devrait ramener environ deux milliards de livres dans les coffres de l‘Etat.

La cotation de Royal Mail débutera ce vendredi à 7h00 GMT à la Bourse de Londres et certains analystes s‘attendent à ce que le titre soit demandé à plus de 400p.

Le prix de 330p représente la limite haute de la fourchette indicative qui était de 260-330p et l‘offre a été largement sursouscrite.

Lorsque l‘opération sera achevée, Londres conservera 37,8% du capital de Royal Mail mais cette proportion pourrait être ramenée à 30% si la clause de surallocation est activée.

Au total, 33% des actions ont été réservées au public -plus que la proportion initialement prévue qui était de 30%-, laissant 67% aux investisseurs institutionnels. L‘offre à destination des particuliers a été sursouscrite sept fois et celle pour les investisseurs plus de vingt fois.

Face à ce succès, Vince Cable, le secrétaire d‘Etat en charge des entreprises, a dû démentir que le service public avait été bradé.

Trois gouvernements précédents avaient tenté sans succès de privatiser Royal Mail, qui a plus d‘un demi-siècle d‘existence.

RETOUR EN GRÂCE

Le Parti travailliste, bien placé pour remporter les prochaines élections selon les sondages, a vertement critiqué la gestion du dossier par le gouvernement conservateur mais n‘a pas été jusqu‘à promettre de renationaliser Royal Mail, en dépit d‘appels en ce sens des syndicats et de certains de ses ténors.

“Le gouvernement devra répondre à des questions très graves, il est évident que la mise à prix a été faite de manière à permettre une vente rapide”, a accusé Ian Murray, le porte-parole du Labour pour le service postal.

“Une valorisation quelque part entre 4,5 et 6,0 milliards (de livres) semble plus juste, et nous verrons ce qu‘il en sera demain à l‘ouverture”, a-t-il dit à Reuters.

Selon le gouvernement, quelque 690.000 de particuliers ont demandé des actions, à comparer aux 4,5 millions de personnes qui avaient passé des ordres pour British Gas, dont la privatisation en 1986 avait permis de lever 5,4 milliards de livres.

Le syndicat Communication Workers Union, qui représente le personnel des services postaux, a prévu d‘organiser une manifestation vendredi matin devant le London Stock Exchange.

L‘entrée en Bourse de Royal Mail fait suite à celle de la Poste belge -bpost- en juin et confirme le retour en grâce de ces opérations en Europe cette année. Les introductions en Bourse (IPO) ont représenté un montant de 15,9 milliards de dollars (11,6 milliards d‘euros) sur les neuf premiers mois de l‘année selon les données de Thomson Reuters, trois fois plus qu‘en janvier-septembre 2012.

Nicolas Delame et Véronique Tison pour le service français

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