27 septembre 2013 / 06:22 / dans 4 ans

Le PDG de JPMorgan reçu au département de la Justice

Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase & Co, a eu jeudi un entretien d'environ une heure à Washington avec le ministre de la Justice Eric Holder, au moment où la première banque américaine s'efforce de mettre fin aux multiples enquêtes engagées par les autorités sur ses pratiques commerciales. /Photo prise le 26 septembre 2013/REUTERS/Gary Cameron

(Reuters) - Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase & Co, a eu jeudi un entretien d‘environ une heure à Washington avec le ministre de la Justice Eric Holder, au moment où la première banque américaine s‘efforce de mettre fin aux multiples enquêtes engagées par les autorités sur ses pratiques commerciales.

A l‘issue de la rencontre, Eric Holder a indiqué avoir rencontré des représentants de JP Morgan mais n‘a pas cité nommément Jamie Dimon. Deux sources au fait du dossier ont cependant confirmé la participation du PDG à la réunion.

L’“attorney general” n‘a fourni aucune précision sur la teneur des discussions mais a indiqué par la suite, lors d‘une conférence de presse sur un autre sujet, qu‘il espérait faire des annonces “dans les prochaines semaines ou prochains mois” sur des affaires en cours impliquant des sociétés financières.

Mercredi, une source avait déclaré à Reuters que JP Morgan pourrait accepter de débourser 11 milliards de dollars (8,1 milliards d‘euros) pour mettre un terme aux procédures judiciaires qui la visent.

Le département de la Justice avait menacé la veille d‘engager des poursuites sur l‘un des dossiers en cours, dans lequel JPMorgan est soupçonné d‘avoir trompé des clients sur la nature de certains produits financiers.

La première banque américaine a relativement bien résisté à la crise financière de 2007-2009 mais elle fait l‘objet d‘une surveillance accrue depuis mai 2012, quand a été révélée l‘affaire dite de la “Baleine de Londres” - des paris risqués sur des dérivés qui lui ont coûté plus de 6,2 milliards de dollars.

Selon diverses sources, les négociations en cours porteraient sur le versement de sept milliards de dollars en numéraire et de quatre milliards de dommages pour les clients de JP Morgan, soit 11 milliards de dollars en tout - une somme importante mais qui représenterait seulement un peu plus de la moitié des bénéfices engrangés par la banque en 2012 (21 milliards).

Dans son rapport annuel, la banque fait état de 17,3 milliards de dollars de coûts liés à des litiges sur les trois dernières années calendaires.

Les affaires qui intéressent les autorités de régulation et la justice concernent des actifs adossés à des “subprimes” et autres crédits immobiliers qui se sont révélés toxiques, vendus par JP Morgan mais aussi par Bear Stearns et Washington Mutual, deux établissements rachetés par la banque au plus fort de la crise financière.

David Henry à New York et David Ingram à Washington, Marc Angrand et Véronique Tison pour le service français

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