3 septembre 2013 / 09:10 / il y a 4 ans

Croissance mondiale poussive malgré le rebond des pays développés

Les perspectives économiques à court terme des principaux pays développés s'améliorent progressivement grâce notamment à une croissance solide attendue aux Etats-Unis, alors que l'Europe se joint enfin au train de la reprise, selon l'OCDE, qui table désormais sur une croissance de 0,3% en France cette année. /Photo d'archives/Jason Lee

PARIS (Reuters) - Les perspectives économiques à court terme des principaux pays développés s'améliorent progressivement grâce notamment à une croissance solide attendue aux Etats-Unis, alors que l'Europe se joint enfin au train de la reprise, estime l'OCDE.

Dans son évaluation économique intermédiaire publiée mardi, l'Organisation de coopération et de développement économiques avertit cependant que, avec le ralentissement en cours dans la plupart des grands pays émergents, la croissance globale reste poussive.

Les Etats-Unis devraient mener la reprise des économies développées avec une croissance attendue cette année à 1,7%, prévoit l'OCDE, qui revoit en baisse de 0,2 point sa précédente estimation publiée en mai.

Elle maintient en revanche sa prévision de hausse de 1,6% du produit intérieur brut du Japon, qui bénéficie d'une politique de soutien massif de sa banque centrale.

Plombée ces dernières années par sa crise des dettes souveraines, l'Europe retrouve enfin le chemin de la croissance avec l'Allemagne et la France, ses deux principales économies, pour lesquelles l'OCDE se montre plus optimiste.

L'organisation attend désormais une croissance de 0,3% en France cette année, alors qu'elle tablait encore sur une baisse de 0,3% du PIB en mai, et de 0,7% en Allemagne (contre +0,4% précédemment).

L'Italie continuer de souffrir, avec une contraction attendue de 1,8% en 2013, une estimation inchangée.

LA CROISSANCE CHINOISE RÉACCÉLÈRE

Hors zone euro, l'économie britannique finirait l'année sur une croissance de 1,5%, une prévision revue en forte hausse par rapport à celle de 0,8% faite par l'OCDE en mai.

Malgré cette embellie attendue, Pier Paolo Padoan, chef économiste de l'OCDE, estime que le tableau d'ensemble est mitigé. "Le résultat, c'est que la croissance est plus forte dans les économies développées et moins forte dans les économies émergentes", a-t-il dit à Reuters.

La Chine fait exception dans ce tableau, l'OCDE estimant que sa croissance a passé son point bas et devrait réaccélérer en cours d'année pour atteindre 7,4%.

Pour ces raisons, l'OCDE avertit que le retour d'une croissance globale durable n'est pas encore garanti et plaide pour le maintien d'un soutien de la demande, y compris par des politiques monétaires non conventionnelles.

Elle donne toutefois raison à la Réserve fédérale américaine, qui a annoncé en mai son intention de ralentir progressivement sa politique de rachats d'obligations, le principal instrument qu'elle a utilisé pour sortir la première économie mondiale de la crise financière de 2008-2009.

Au vu des difficultés persistantes des pays d'Europe du Sud, l'organisation juge en revanche que la Banque centrale européenne doit conserver l'option d'une baisse des taux si la reprise marquait le pas.

Pier Paolo Padoan estime par ailleurs que la Grèce aura besoin d'une nouvelle restructuration de sa dette. "Il faudra faire plus pour ramener la dynamique de la dette grecque à un niveau soutenable", a-t-il dit.

Leigh Thomas et Yann Le Guernigou, édité par Véronique Tison

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