28 août 2013 / 11:19 / il y a 4 ans

Les Bourses européennes dans le rouge à mi-séance

Les principales Bourses européennes, qui ont momentanément limité leurs pertes mercredi en matinée, sont dans le rouge à mi-séance accentuant le net recul de la veille provoqué par la perspective de frappes aériennes occidentales ciblées en Syrie. À Paris, le CAC 40 recule de 0,36% vers 10h45 GMT, à Francfort, le Dax cède 1,09% et à Londres, le FTSE abandonne 0,42%. /Photo d'archives/John Schults

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes, qui ont momentanément limité leurs pertes mercredi en matinée, sont dans le rouge à mi-séance accentuant le net recul de la veille provoqué par la perspective de frappes aériennes occidentales ciblées en Syrie qui fait flamber le pétrole.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street inchangée voire en légère hausse.

À Paris, le CAC 40 recule de 0,36% (14,23 points) à 3.954,50 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,09% et à Londres, le FTSE abandonne 0,42%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 baisse de 0,5%.

La tendance haussière se poursuit sur le marché pétrolier, le contrat octobre sur le baril de Brent ayant atteint un plus haut de six mois à plus de 117 dollars tandis que son équivalent pour le marché américain a touché un plus haut de deux ans.

Les opérateurs redoutent une contagion de la crise syrienne à l'échelle de la région qui perturberait les approvisionnements de brut.

"Nous pourrions constater une contagion à la région qui pourrait facilement pousser les prix du pétrole à la hausse, au moins temporairement, jusqu'à 120 ou 125 dollars le baril", prévient Mike Gallagher, directeur général de IDEAGlobal.

"Le marché juge hautement probable une attaque contre la Syrie mais ce que les investisseurs craignent, ce sont des mesures de rétorsion", ajoute-t-il.

Traditionnelle valeur-refuge, l'or est en hausse pour la cinquième séance consécutive, l'once se négociant un peu en-dessous de 1.425 dollars après avoir touché un plus haut depuis le 14 mai à 1.433,31 dollars.

Bénéficiant du même statut, les emprunts d'Etat allemands continuent de bénéficier d'un flux acheteur, leur rendement à 10 ans reculant à 1,837% contre un plus haut d'un an et demi atteint vendredi à 1,98%.

Le regain d'aversion pour le risque tire à la baisse l'indice global des marchés d'actions MSCI qui a touché un plus bas de sept mois emmené par le recul des places asiatiques.

Les places émergentes, à l'instar de la Turquie - limitrophe de la Syrie - ont subi de nouveaux dégagements alors que la perspective d'un durcissement de la politique monétaire américaine les pénalise comme les devises correspondantes depuis plusieurs semaines.

L'indice de référence de la Bourse de Dubai a plongé de 5,2% après avoir dévissé de 7% mardi, revenant à un plus bas de six semaines.

La roupie indienne a touché un nouveau plus bas record contre le billet vert et la roupie indonésienne est tombée à un nouveau plus bas de quatre ans à la veille d'une réunion de la banque centrale dont les opérateurs anticipent qu'elle débouchera sur une nouvelle hausse de taux directeurs pour soutenir la devise.

La banque centrale brésilienne pourrait aussi décider mercredi d'une quatrième hausse consécutive de ses taux directeurs pour enrayer la baisse du real et tenter de juguler l'inflation.

Du côté des valeurs, les pétrolières et plus largement le secteur de l'énergie bénéficient de la flambée des cours du brut, TOTAL, ENI gagnant plus de 2% tandis que REPSOL avance de 1,42%. GDF SUEZ s'adjuge quant à elle 1,29% à 16,45 euros après le relèvement par Crédit suisse de sa recommandation de "neutre" à "surperformance" avec un objectif de cours porté de 15 à 19,50 euros.

Le secteur du tourisme et des loisirs et celui de l'automobile, parmi les plus exposés aux variations de la croissance mondiale, sont en net repli, l'indice paneuropéen du premier cédant 2,33% avec les compagnies aériennes et celui du second reculant de 2,58%.

ACCOR, qui a fait état de résultats semestriels en repli et de perspectives prudentes pour l'année au lendemain d'un changement de direction, recule de plus de 3,94% et affiche l'une des plus fortes baisses du CAC 40.

A rebours, BOUYGUES bondit de plus de 6% après que le groupe a publié des résultats semestiels supérieurs aux attentes et confirmé son objectif d'Ebitda 2013.

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