2 août 2013 / 15:13 / dans 4 ans

Madrid envisage de revendre une partie de ses A400M

PARIS/MADRID (Reuters) - L‘Espagne et d‘autres pays clients étudient de nouvelles options pour réduire le coût de l‘avion de transport militaire A400M d‘Airbus en revendant une partie des avions, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier, le jour même de la réception par l‘armée française de son premier appareil.

Madrid étudierait de nouvelles options pour réduire le coût de l'avion de transport militaire A400M d'Airbus en revendant une partie des avions. L'Espagne, où l'A400M est assemblé, a quasiment divisé de moitié ses besoins, ramenés à 14 avions au lieu de 27, faisant savoir à Airbus Military que les 13 autres seraient disponibles à l'export. D'autres pays, dont la France, auraient commencé à étudier une solution similaire. /Photo prise le 12 septembre 2012/REUTERS/Tobias Schwarz

L‘Espagne, où l‘A400M est assemblé, a quasiment divisé de moitié ses besoins, ramenés à 14 avions au lieu de 27, faisant savoir à Airbus Military que les 13 autres seraient disponibles à l‘export, a déclaré une source ministérielle.

Selon deux sources proches du dossier, d‘autres pays, dont la France, ont commencé à étudier une solution similaire, permettant d‘alléger la facture de l‘A400M en le proposant à l‘export.

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé que la France avait besoin de 50 avions de transport militaire d‘ici 2025, dont 15 A400M qui seront livrés d‘ici 2019, selon les termes du projet de loi de programmation militaire présentée ce vendredi en conseil des ministres.

“Je n‘ai pas fait mes arbitrages pour savoir ce qu‘il y aura après 2019”, a-t-il déclaré lors d‘un point de presse. “Le nombre d‘A400M sur le total d‘avions de transport dont nous aurons besoin n‘est pas fixé.”

L‘A400M vise à remplacer progressivement le C-160 Transall utilisé aujourd‘hui par l‘armée française.

Développé avec la Belgique, la Grande-Bretagne, l‘Allemagne, le Luxembourg, l‘Espagne et la Turquie pour un coût de plus de 20 milliards d‘euros, le programme A400M a subi un retard de quatre ans et un dépassement de coût de plusieurs milliards d‘euros.

L‘appareil, qui a obtenu sa certification militaire mercredi, devait rejoindre vendredi la base aérienne d‘Orléans-Bricy.

La France a commandé 50 avions, sur un total de 170 unités commandés par ses partenaires européens. La Malaisie est pour l‘instant le seul client à l‘export avec quatre appareils commandés.

Même si l‘accord sur le renflouement du programme en 2010 empêche les partenaires européens d‘annuler leurs commandes, le principal client, l‘Allemagne, devrait mettre en vente à l‘export 13 des 53 avions qu‘ils a commandés - une condition fixée par le Parlement pour approuver la commande.

D‘autres clients envisagent de suivre cette voie, ce qui entraînera inévitablement des difficultés dans la gestion des redevances sur les exportations et nécessiterait l‘accord de tous les pays et d‘Airbus Military, soulignent des sources proches du dossier.

Tim Hepher à Paris et Tracy Rucinski à Madrid, avec Cyril Altmeyer pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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