2 août 2013 / 05:34 / il y a 4 ans

Axa séduit par ses performances opérationnelles au 1er semestre

Axa a publié un bénéfice meilleur qu'attendu au premier semestre malgré un repli lié à l'impact négatif des instruments de couverture de taux d'intérêt et de change. Son bénéfice net ressort du coup à 2,46 milliards d'euros pour les six premiers mois de l'année contre 2,54 milliards un an plus tôt. /Photo d'archives/Mick Tsikas

par Matthieu Protard et Christian Plumb

PARIS (Reuters) - Axa est parvenu à séduire les marchés vendredi par un premier semestre supérieur aux attentes qui a relégué au second plan les pertes liées aux instruments de couverture contre la remontée des taux d'intérêt.

Le numéro deux de l'assurance en Europe, après l'allemand Allianz, a profité du retour à meilleure fortune de sa gestion d'actifs et de la hausse de son chiffre d'affaires pour dégager un résultat opérationnel en hausse de 16% à près de 2,6 milliards d'euros.

Le groupe, qui a annoncé en avril le rachat de 50% de l'assureur chinois Tian Ping, a une nouvelle tiré parti de son expansion dans les pays émergents, où il continue d'afficher des taux de croissance à deux chiffres de ses revenus tant en assurance-vie qu'en assurance-dommages.

"Nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs financiers à horizon 2015", a déclaré Gérald Harlin, le directeur financier d'Axa, lors d'une conférence téléphonique.

Axa a par ailleurs fait savoir que son conseil d'administration demanderait l'an prochain aux actionnaires de renouveler le mandat du PDG Henri de Castries pour quatre ans, ainsi que celui du directeur général délégué Denis Duverne.

A la Bourse de Paris, le titre Axa signe la plus forte hausse de l'indice CAC 40 à 12h30. Le titre gagne 3,19% à 17,29 euros tandis que l'indice parisien progresse de 0,18% et l'indice européen de l'assurance de 0,96%.

"Les chantiers engagés suite à la crise financière commencent à porter leurs fruits sur le plan opérationnel dans un contexte qui reste difficile mais qui se normalise", souligne Pierre Chédeville, analyste chez CM CIC Securities, dans une note de recherche.

En Europe, le secteur de l'assurance profite aussi des bonnes nouvelles en provenance d'Allianz, dont les résultats du deuxième trimestre sont au-dessus des attentes du marché. (voir ) A Francfort, l'action de l'assureur allemand avance de 1,39% à 120 euros.

PRÊT POUR DES OPPORTUNITÉS D'ACQUISITIONS

En dépit de ses performances opérationnelles, les comptes d'Axa ont intégré sur le semestre une perte de 228 millions d'euros sur ses instruments de couverture de taux d'intérêt.

"Quand les taux remontent, ces instruments de couverture représentent un effet négatif sur le mark-to-market (valeur de marché, NDLR)" a expliqué Gérald Harlin.

"Si nous n'avions pas eu cet impact sur les instruments de couverture, nous aurions 228 millions de plus (de bénéfice)", a-t-il ajouté, précisant qu'il ne s'agissait toutefois pas d'une perte "économique".

Le bénéfice net d'Axa ressort du coup à 2,46 milliards d'euros pour les six premiers mois de l'année contre 2,54 milliards un an plus tôt. Selon le consensus Thomson Reuters, les analystes attendaient un résultat net de 2,34 milliards.

Le ratio d'endettement reste de son côté stable à 26% à fin juin, Axa ayant pour objectif de l'abaisser à 25% d'ici 2015.

Gérald Harlin a à cet égard rappelé que la vente d'un portefeuille d'assurance-vie aux Etats-Unis et la cession du contrôle d'Axa Private Equity, qui devraient être finalisées dans le courant de l'automne, contribueraient à réduire davantage l'endettement d'Axa.

Après le rachat de Tian Ping, le groupe explique qu'il est prêt à saisir des opportunités de croissance externe.

"Nous regardons avec intérêt les marchés émergents, qui ne se limitent pas à l'Asie. L'Amérique latine, la région du Golfe, tout ce qui tourne autour de la Méditerranée, la Turquie, l'Afrique du Nord (...) sont des zones que nous regardons avec attention", a déclaré à la presse Henri de Castries.

"Cette attention portée aux émergents ne signifie pas que nous ne ferons plus jamais rien dans les marchés développés non plus", a-t-il ajouté.

Avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

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