31 juillet 2013 / 19:17 / dans 4 ans

La Fed ne s'engage pas sur l'agenda des rachats d'actifs

par Alister Bull et Pedro da Costa

La Réserve fédérale américaine a estimé que l'économie du pays restait sur le chemin de la reprise mais qu'elle avait encore besoin de soutien, sans livrer d'indication sur ses intentions sur la question d'une diminution du montant de ses rachats d'actifs. /Photo prise le 31 juillet 2013/REUTERS/Jonathan Ernst

WASHINGTON (Reuters) - L‘économie américaine reste sur le chemin de la reprise, mais elle a encore besoin de soutien, a estimé mercredi la Réserve fédérale sans livrer d‘indication sur ses intentions sur la question d‘une diminution du montant de ses rachats d‘actifs.

Ce programme reste annoncé à 85 milliards de dollars par mois, même si la Fed regrette que ses efforts pour soutenir l‘économie soient atténués par la cure d‘austérité en cours à Washington.

Les responsables de la banque centrale américaine ont qualifié de “modeste” la reprise en cours aux Etats-Unis, au lieu de “modérée” lors du dernier FOMC.

Elle a par ailleurs souligné que les taux de crédit avaient progressé trop rapidement et que l‘inflation était trop faible et que cela pourrait poser un risque pour l‘économie.

“Le Comité reconnaît que l‘inflation qui reste continuellement inférieure à l‘objectif de 2% pourrait poser des risques à la performance économique, mais il anticipe un retour de l‘inflation vers son objectif sur le moyen terme”, indique le communiqué de la Réserve fédérale.

Ce constat a suffi à éviter que le président de la Fed de St Louis James Bullard, qui avait exprimé le mois dernier une voix discordante, ne se prononce pas contre le contenu du communiqué.

Son homologue Esther George, de la Fed de Kansas City, a de son côté une fois de plus exprimé son opposition, jugeant que des taux bas pour une période prolongée faisaient peser un risque potentiel à la stabilité financière.

DES MARCHES SATISFAITS

Les marchés ont accueilli relativement favorablement la publication du communiqué du FOMC, comme en témoigne la légère accélération des indices boursiers à Wall Street et le léger recul des rendements des Treasuries.

“C‘est dans l‘ensemble ce que voulaient les marchés”, a commenté Wayne Kaufman, analyste marchés en chef de Rockwell Securities à New York.

“La Fed va maintenir ses rachats d‘actifs jusqu‘au moment où elle constatera une amélioration sur le marché de l‘emploi et elle maintiendra une politique accommodante après la fin des rachats.”

La Fed a ramené ses taux à un niveau proche de zéro à la fin 2008 et elle a depuis plus que triplé le montant de son bilan qui avoisine désormais 3.600 milliards de dollars au terme de trois cycles de rachats d‘actifs dont l‘objectif était d‘exercer une pression baissière sur les coûts d‘emprunts à long terme.

Le président de la Fed Ben Bernanke a prévenu au mois de juin que la banque centrale américaine commencerait à réduire le montant des rachats d‘actifs d‘ici la fin de l‘année et qu‘elle y mettrait un terme d‘ici la mi-2014.

La croissance américaine a été plus forte que prévu au deuxième trimestre, jetant pour le reste de l‘année de solides fondations qui pourraient amener la Réserve fédérale à ralentir ses mesures de soutien à l‘activité.

Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,7% en rythme annuel en avril-juin après une croissance révisée à 1,1% en janvier-mars, selon l‘estimation préliminaire publiée mercredi par le département du Commerce.

Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une croissance en baisse à 1,0% après celle de 1,8% précédemment annoncée pour le premier trimestre.

La Fed a redit qu‘elle maintiendrait ses taux bas tant que le taux de chômage restera supérieur à 6,5% si tant est que les projections d‘inflation à un ou deux ans restent inférieures à 2,5%.

Les chiffres de l‘emploi pour le mois de juin ont montré un taux de chômage à 7,6%. D‘après les économistes, les chiffres de juillet, qui seront publiés vendredi, devraient témoigner d‘un recul à 7,5%.

Mercredi, l‘enquête mensuelle du cabinet de conseil ADP a montré que le secteur privé a créé 200.000 emplois en juillet, plus que prévu, et le chiffre de juin a été revu à la hausse à 198.000.

Nicolas Delame pour le service français

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