11 juin 2013 / 16:34 / il y a 4 ans

Les Bourses européennes terminent dans le rouge

LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge mardi, affectées par un mouvement généralisé de retrait des investisseurs, de plus en plus inquiets de voir les banques centrales internationales commencer à limiter leurs injections massives de liquidité.

Ce brusque retrait a été déclenché par l'absence de toute nouvelle mesure à l'issue de la réunion de politique monétaire de la Banque du Japon pour freiner l'envolée de ses rendements obligataires, qui menace son plan de soutien à la croissance de 1.400 milliards de dollars.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 1,39% à 3.810,56 points. Le Footsie britannique a cédé 0,94% et le Dax allemand 1,03%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 reculait de 1,33%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a perdu 1,15% à 1.178,57 points, son plus bas niveau de clôture depuis le 22 avril.

Le marché grec a chuté de 4,67% au lendemain de l'échec de la privatisation de la compagnie gazière DEPA. Après ce revers, Athènes va demander à ses créanciers internationaux de revoir à la baisse ses objectifs en matière de privatisations en 2013.

Si Wall Street a perdu jusqu'à plus de 1% en début de séance, les grands indices boursiers américains avaient nettement réduit leurs pertes au moment de la clôture européenne, profitant déjà d'un retour de certains investisseurs en quête d'achats à bon compte.

Le statu quo de la BoJ a provoqué un retournement de positions tant sur le dollar et le yen que sur les actions, la dette émergente et celle de la périphérie de la zone euro, interrompant un "rally" qui a entraîné les indices boursiers dans le monde à leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs années.

"Les banques centrales ont soutenu de nombreux actifs au-delà de leurs fondamentaux et créé une forte volatilité", note Michael O'Rourke, responsable de la stratégie chez Jones Trading. "Personne ne sait vraiment jusqu'où ira le ralentissement des injections de liquidités."

Le dollar a perdu jusqu'à 2% face au yen à un plus bas du jour de 96,47 yens, avant de se reprendre légèrement, tout comme l'euro qui perd 1,67% face à la devise nippone à 128,70.

L'euro/dollar se rapproche parallèlement du seuil de 1,33 dollar pour un euro.

Les investisseurs se sont désengagés de certains des actifs les plus risqués de la zone euro. Le rendements des obligations grecques à 10 ans ont fait un bond en avant d'un point de pourcentage à un plus haut de 10,65%, avant de se détendre légèrement, et le rendement du 10 ans espagnol a frôlé 5% avant de retomber vers les 4,65% contre 4,59% la veille.

Le désengagement vis-à-vis des actifs à risque n'a pas profité aux valeurs refuge puisque aux Etats-Unis, les obligations du Trésor (Treasuries) ont touché un plus haut de 14 mois.

Les cours du pétrole sont également en déroute, avec un baril de Brent qui cède près de 1,50 dollar, soit 1,35%, et évolue juste au-dessus des 102,50 dollars.

L'or recule de 1% à un plus bas de trois semaines de 1.371,31 dollars l'once.

En Europe, les valeurs financières et bancaires, ainsi que les cycliques, ont été les premières à souffrir des craintes d'un début de retrait des banques centrales.

A Paris, Legrand a perdu 4,14%, plus fort repli du CAC, Wendel (-1,46%) ayant annoncé la cession du solde de sa participation dans le groupe de matériel électrique.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand

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