18 mai 2013 / 07:43 / dans 4 ans

L'UE et le FMI critiquent la lenteur des privatisations en Grèce

Devant le parlement grec, à Athènes. L'Union européenne et le Fonds monétaire international ont exprimé vendredi leur préoccupation quant au rythme jugé trop lent des privatisations en Grèce, mais ont félicité Athènes pour ses efforts de réduction du déficit budgétaire. /Photo d'archives/REUTERS/Yiorgos Karahalis

BRUXELLES/ATHENES (Reuters) - L‘Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont exprimé vendredi leur préoccupation quant au rythme jugé trop lent des privatisations en Grèce, mais ont félicité Athènes pour ses efforts de réduction du déficit budgétaire.

L‘UE et le FMI craignent que le retard pris par le programme de privatisations du gouvernement grec, mené en échange d‘un plan d‘aide de 240 milliards d‘euros, lui fasse rater l‘objectif de 2,6 milliards d‘euros de recettes d‘ici la fin de l‘année.

Dans un rapport publié à la suite d‘une visite d‘inspection des finances publiques, les créanciers de la Grèce maintiennent cet objectif et laissent inchangées leurs prévisions d‘évolution de la dette publique.

“Nous sommes préoccupés par des retards éventuels”, a déclaré un responsable européen, sous couvert d‘anonymat. “Il y a des problèmes liés aux aides d‘Etat, qui compliquent les privatisations.”

Le responsable a cependant jugé que la Grèce serait peut-être en mesure de revenir en 2014 sur le marché obligataire, dont elle est exclue depuis le début 2010. Athènes compte tenter une émission obligataire au premier semestre de l‘an prochain.

L‘agence de notation Fitch Ratings a relevé d‘un cran mardi sa note sur la dette souveraine grecque, la portant de “CCC” à “B-”, tout en lui assignant une perspective stable.

“En ce qui concerne un accès complet au marché, les choses vont rester compliquées pendant un moment”, a toutefois dit le responsable européen.

Le rapport de l‘UE et du FMI juge par ailleurs qu‘Athènes doit mettre en œuvre de nouvelles mesures budgétaires représentant 2,1 points de produit intérieur brut (PIB), soit environ 4,0 milliards d‘euros, pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit à 4,5% du PIB en 2016.

Le gouvernement grec, soutenu par une coalition fragile de trois partis de gauche et de droite, a prévenu que la société civile ne supporterait pas de nouvelles mesures d‘austérité et envisage d‘accentuer la lutte contre l‘évasion fiscale pour trouver de nouvelles sources de revenus.

Harry Papachristou à Athènes et Robin Emmott à Bruxelles; Marc Angrand et Julien Dury pour le service français

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