9 mai 2013 / 15:14 / dans 5 ans

La Slovénie privatise 15 sociétés et augmente la TVA

par Marja Novak

Le Premier ministre slovène Alenka Bratusek a annoncé jeudi la privatisation de 15 sociétés et un relèvement de la TVA à 22% dans le cadre d'un train de mesures de crise destinées à éviter à Ljubljana de faire appel à une aide internationale. /Photo prise le 9 avril 2013/REUTERS/François Lenoir

LJUBLJANA (Reuters) - La Slovénie a annoncé jeudi un vaste programme de privatisations et un relèvement de la TVA dans le cadre d‘un train de mesures de crise destinées à lui éviter de faire appel à une aide internationale.

Le Premier ministre, Alenka Bratusek, a annoncé que le taux de TVA serait relevé de deux points, à 22%, à compter du 1er juillet. Le gouvernement continue, par ailleurs, de négocier avec les syndicats au sujet d‘une baisse des coûts salariaux dans la fonction publique, a-t-elle ajouté.

Le déficit budgétaire doublera pratiquement à 7,8% du produit intérieur brut cette année, contre 4% en 2012, mais le gouvernement compte le faire redescendre à 3,3% dès l‘an prochain.

“Ce programme permettra à la Slovénie de rester un Etat complètement souverain”, a déclaré Alenka Bratusek lors d‘une conférence de presse.

Parmi les 15 sociétés nationales appelées à être privatisées figurent la deuxième banque du pays, Nova KBM Bank, le principal opérateur télécoms, Telekom Slovenia, la compagnie aérienne Adria Airways et l‘opérateur de l‘aéroport de Ljubljana.

L‘Etat ne conservera pas de minorité de blocage dans ces sociétés, a précisé le ministre des Finances Uros Cufer, en chiffrant à un milliard d‘euros le produit des privatisations et des autres mesures.

“La Slovénie est un avion qui perd de l‘altitude et nous devons d‘abord stabiliser cette altitude”, a-t-il dit.

“IMPÔT DE CRISE”

L‘ex-République yougoslave doit mobiliser des ressources pour rester solvable et redresser son secteur bancaire, qui croule sous sept milliards d‘euros de créances douteuses en raison de la chute des exportations slovènes depuis la crise financière mondiale.

L‘Union européenne, à laquelle appartient la Slovénie, presse Ljubljana d‘ouvrir son économie encore contrôlée à 50% par l‘Etat. Mais le gouvernement de coalition tout juste installé peine à montrer un visage uni et se heurte à l‘hostilité des syndicats.

La semaine dernière, deux adjudications d‘obligations souveraines ont permis au pays de lever près de trois milliards d‘euros, mais il lui faudra de nouveau solliciter les marchés avant le premier trimestre 2014 au plus tard.

Le gouvernement s‘est refusé pour le moment à imposer un “impôt de crise” progressif sur les salaires, en estimant que la hausse de la TVA permettra de faire rentrer 250 millions d‘euros par an dans les coffres de l‘Etat.

Alenka Bratusek a cependant averti qu‘elle devrait en arriver à cette extrémité si les syndicats ne s‘entendent pas sur une réduction de 250 à 300 millions d‘euros des dépenses du secteur public.

Véronique Tison pour le service français

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