6 mai 2013 / 15:53 / dans 4 ans

Mario Draghi exhorte les pays endettés à maintenir le cap

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a déclaré que les pays de la zone euro devaient garder la maîtrise de leurs finances publiques, et tout particulièrement les plus endettés d'entre eux qui ne doivent pas chercher à relancer la croissance en tournant le dos aux efforts budgétaires. /Photo prise le 6 mai 2013/REUTERS/Giampiero Sposito

ROME (Reuters) - Les pays de la zone euro doivent garder la maîtrise de leurs finances publiques, et tout particulièrement les plus endettés d‘entre eux qui ne doivent pas chercher à relancer la croissance en tournant le dos aux efforts budgétaires, a déclaré lundi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne.

Lors d‘un discours prononcé à Rome, Mario Draghi a dit comprendre les inquiétudes de plus en plus exprimées par les gouvernements européens sur les conséquences sociales des efforts pour contenir la crise de la dette. Mais, a-t-il dit, une croissance durable est impossible sans des finances publiques saines.

“Notamment pour les pays avec un endettement public structurellement élevé, autrement dit pas juste augmenté temporairement par la crise, cela signifie qu‘il ne faut pas se détourner des objectifs qui ont déjà été atteints”, a-t-il déclaré en faisant allusion à l‘Italie, son pays natal dont le nouveau gouvernement prône une croissance sans dette.

Rome, dont la dette publique représente environ 130% du produit intérieur brut, envisage des milliards d‘euros de réductions d‘impôts pour stimuler l‘activité économique et le nouveau président du Conseil, Enrico Letta, s‘inquiète ouvertement des conséquences du chômage élevé, notamment chez les jeunes.

Mario Draghi a convenu que le chômage des jeunes “entame la confiance dans la perspective d‘un niveau de vie décent et risque de causer des formes de protestations extrêmes et destructrices”.

Le président de la BCE a aussi relevé que les inégalités et disparités de richesse avaient augmenté en Europe ces dernières années.

“Une répartition plus équitable des fruits de la richesse nationale contribue à répandre une culture de l‘épargne et un sens commun de l‘appartenance”, qui à son tour conduit à des “comportements économiques individuels favorisant la réussite économique collective”, a-t-il fait valoir.

La BCE a réduit jeudi dernier son taux directeur à 0,5%, un plus bas historique, pour aider les économies en récession et Mario Draghi a assuré qu‘elle était prête à “agir encore”.

Mais il a demandé aux gouvernements nationaux de faire leur part également.

“Des initiatives nationales, qui ont déjà été testées dans certains pays, pourraient être efficaces avec la participation de gouvernements, de banques publiques et d‘agences de développement”, a-t-il dit.

Gavin Jones et James Mackenzie, Véronique Tison pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below