12 avril 2013 / 16:23 / il y a 4 ans

L'Eurogroupe valide le plan d'aide de 10 milliards à Chypre

lli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Les ministres des Finances de la zone euro ont validé vendredi le renflouement de 10 milliards d'euros accordé à Chypre par la troïka des bailleurs de fonds internationaux, composée de la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI). /Photo prise le 12 avril 2012/REUTERS/Cathal McNaughton

par Jan Strupczewski et Annika Breidthardt

DUBLIN (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro ont validé vendredi le renflouement de 10 milliards d‘euros accordé à Chypre par la troïka des bailleurs de fonds internationaux, composée de la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

La première tranche de l‘aide internationale est prévue pour la mi-mai, et les versements doivent s‘étaler sur trois ans. La zone euro participera à hauteur de neuf milliards d‘euros, à travers le Mécanisme européen de stabilité (MES), son fonds permanent de sauvetage, et le milliard restant sera assumé par le FMI.

Plusieurs parlements nationaux, par exemple en Allemagne et en Finlande, doivent désormais entériner le plan d‘aide, afin qu‘un accord avec Nicosie soit signé d‘ici le 24 avril.

“L‘Eurogroupe considère que les éléments nécessaires sont désormais en place pour entamer les procédures nationales idoines, afin d‘approuver officiellement l‘accord sur le soutien financier du MES à hauteur de dix milliards d‘euros, avec une contribution du FMI”, dit l‘Eurogroupe dans un communiqué.

Les prêts de la zone euro auront une échéance moyenne à 15 ans et expireront au maximum 20 ans après leur émission.

Chypre devra lever de son côté 13 milliards d‘euros, dont la majorité sera obtenue par la fermeture de Laïki et la restructuration de Bank of Cyprus, respectivement deuxième et première banques du pays.

CONTRACTION EN 2013 ET 2014

Le montant de la contribution chypriote avait été évalué à sept milliards d‘euros en mars, mais Olli Rehn, commissaire aux Affaires économiques et monétaires, a expliqué que les deux sommes n‘étaient pas comparables.

“Les 17 milliards d‘euros (en comptant l‘aide internationale) sont liés aux besoins financiers nets (...) tandis que la somme la plus élevée, 23 milliards, (...) correspond à un calcul brut”, a-t-il dit.

Chypre doit en outre augmenter ses impôts, baisser ses dépenses publiques, et mettre en oeuvre des réformes structurelles pour améliorer ses finances publiques, afin de finalement rembourser sa dette, qui doit passer de 126% de son produit intérieur brut (PIB) en 2015 à 104% en 2020.

Les créanciers internationaux de Chypre prévoient une contraction de 9% du PIB du pays en 2013, et une baisse de 4% en 2014, avant un retour à une croissance modeste au cours des deux années suivantes.

Olli Rehn a par ailleurs affirmé que l‘UE tenterait d‘améliorer l‘utilisation de ses fonds structurels pour aider la croissance chypriote à reprendre, comme l‘a demandé le président Nicos Anastasiades à la Commission européenne et au Conseil européen.

Les fonds structurels visent à co-financer des projets dans les pays les moins avancés de l‘UE, et leur versement est en principe étalé sur les sept ans que dure un budget communautaire, mais il peut être accéléré au cours des premières années de la période concernée, ce dont la Grèce a déjà bénéficié.

Julien Dury pour le service français, édité par Nicolas Delame

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