14 mars 2013 / 19:13 / dans 5 ans

Information judiciaire sur l'entrée de LVMH au capital d'Hermès

PARIS (Reuters) - Une information judiciaire a été ouverte fin février par le parquet de Paris sur les conditions d‘entrée de LVMH au capital d‘Hermès, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Une information judiciaire a été ouverte fin février par le parquet de Paris sur les conditions d'entrée de LVMH au capital d'Hermès, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. /Photo prise le 19 janvier 2013/REUTERS

La juge d‘instruction Charlotte Bilger a été désignée pour enquêter sur ce dossier. L‘enquête préliminaire de police, ouverte en octobre par le parquet de Paris, sera versée à l‘instruction, a-t-on précisé.

Hermès a déposé en juillet 2012 une plainte contre le groupe dirigé par Bernard Arnault, l‘accusant de manipulation de cours, délit d‘initié, et complicité de délit d‘initié.

LVMH juge cette plainte “totalement dénuée de fondement”, et a annoncé mardi avoir saisi la justice d‘une plainte contre Hermès pour dénonciation calomnieuse.

“La plainte de LVMH est destinée à rejoindre celle de la société Hermès chez le magistrat chargé de l‘instruction”, peut-on lire dans un communiqué du groupe de luxe. “La société LVMH entend, par cette initiative, mettre un terme aux campagnes déloyales et calomnieuses menées à son encontre depuis son entrée au capital d‘Hermès”, ajoute-t-il.

Le parquet de Paris n‘a à ce jour pas reçu cette plainte, annoncée par le groupe dès septembre dernier.

Une source chez Hermès estime que la plainte de LVMH est “un leurre lancé au moment où un juge vient d‘être désigné” dans cette affaire. “Nous n‘avons déposé cette plainte qu‘assurés par nos avocats de n‘avoir aucun risque de commettre une dénonciation calomnieuse”, ajoute-t-on.

LVMH, qui détient aujourd‘hui 22,6% du capital d‘Hermès, avait fait irruption chez son concurrent en octobre 2010, à la surprise générale, en y prenant d‘abord une participation de 17%.

Cette opération s‘était faite sans déclaration de franchissement de seuil à l‘Autorité des marchés financiers (AMF), grâce à l‘utilisation d‘instruments financiers.

Une décision de la Commission des sanctions de l‘AMF est en parallèle attendue dans ce dossier dans le courant de l‘été.

Le président du gendarme de la Bourse a d‘ores et déjà laissé entendre que les modalités de cette prise de participation ne relevaient pas du délit d‘initié ni de la manipulation de cours.

Chine Labbé et Astrid Wendlandt, édité par Yves Clarisse

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