13 mars 2013 / 07:29 / il y a 5 ans

E.ON sortira d'Urenco cette année ou en 2014

Le PDG d'E.ON Johannes Teyssen. Le numéro un allemand des services aux collectivités, dont le bénéfice net a atteint 2,22 milliards d'euros au titre de 2012, a confirmé la prochaine vente, en 2013 ou 2014, de ses parts dans la firme d'enrichissement d'uranium Urenco. /Photo prise le 13 mars 2013/REUTERS/Wolfgang Rattay

DUSSELDORF (Reuters) - E.ON a annoncé mercredi un bénéfice net de 2,22 milliards d‘euros au titre de 2012 et a confirmé la prochaine vente, en 2013 ou 2014, de ses parts dans la firme d‘enrichissement d‘uranium Urenco.

E.ON, avec son concurrent RWE, détient un tiers d‘Urenco, les Pays-Bas et le Royaume-Uni se partageant le solde de la société constituée il y a plus de 40 ans.

Le numéro un allemand des services aux collectivités prévoit aussi de finaliser la vente de ses filiales régionales E.ON Westfalen Weser et E.ON Mitte en 2013 ou en 2014.

Lors de sa conférence de presse annuelle, le groupe a précisé que les trois transactions auraient une valeur totale de plus de deux milliards d‘euros.

Le gouvernement allemand avait autorisé le 22 janvier E.ON et RWE à céder leur participation commune dans Urenco, ouvrant la voie à un appel d‘offres pour le deuxième producteur mondial de combustible nucléaire, dont le Royaume-Uni entend également se désengager.

Affecté tout à la fois par la décision de Berlin de sortir du nucléaire, par la stagnation de la demande en Europe et par un endettement élevé, E.ON a lancé un programme de cessions d‘actifs d‘un montant allant jusqu‘à 20 milliards d‘euros.

A ce jour, les cessions lui ont rapporté quelque 17 milliards d‘euros.

E.ON, qui avait accusé une perte de 2,22 milliards d‘euros en 2011, a un endettement de 35,9 milliards.

Le groupe a par ailleurs confirmé qu‘il proposerait un dividende de 1,10 euro par action au titre de 2012.

A la Bourse de Francfort, le titre ne réagit pas à ces annonces et abandonne 0,08% à 13,04 euros vers 8h30 GMT.

Selon un rapport récent de l‘Agence internationale de l‘énergie (AIE), la demande d‘énergie primaire devrait baisser de 2% dans l‘Union européenne sur la période 2010-2015, à comparer à une hausse de 10% dans le monde.

La sortie du nucléaire décidée par l‘Allemagne après la catastrophe de Fukushima et des contrats gaziers onéreux - E.ON paye le gaz plus cher qu‘il ne peut le revendre - sont autant d‘obstacles pour les groupes allemands de services aux collectivités.

Christoph Steitz, Véronique Tison pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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