25 février 2013 / 17:08 / il y a 4 ans

Les marchés européens clôturent en hausse sur des gains réduits

LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

Répétition du 1er paragraphe.

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse lundi mais loin de leurs meilleurs niveaux du jour, ayant réduit leurs gains l'après-midi en réaction à des projections sur les résultats des élections italiennes qui donnent le bloc de Silvio Berlusconi en tête au Sénat.

La Bourse de Milan a ainsi réduit son avance à +0,73% en clôture, dans la crainte d'un Parlement bloqué, après avoir gagné plus de 4% en séance.

A Paris, l'indice CAC 40 qui gagnait jusqu'à 2% l'après-midi a finalement clôturé sur un gain de 15,05 points ou 0,41% à 3.721,33. Le FTSE-100 britannique a de même réduit son avance à 0,31% en clôture alors que le Dax-30 allemand est parvenu à conserver un gain de 1,45%.

Parmi les indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a pris 0,86% mais le FTSEurofirst 300, plus large, a vu son avance fondre à 0,10% en clôture.

Dans la foulée, Wall Street a également fait du rétropédalage après une ouverture en hausse, le Dow Jones et le S&P-500 virant en légère baisse vers 16h30 GMT.

Les indices européens ont atteint leurs plus hauts du jour peu après la fermeture des bureaux de vote italiens à 14h00 GMT, quand deux sondages de sortie des urnes ont donné le centre-gauche de Pier Luigi Barsani devant dans les deux chambres du Parlement.

Mais des projections publiées peu après par la RAI, Sky et La 7 ont placé le centre-droit de Silvio Berlusconi en tête au Sénat, levant le spectre d'un bras de fer entre les deux chambres et d'une rupture avec l'orthodoxie budgétaire du président du Conseil sortant Mario Monti, lui-même laminé avec moins de 10% des voix.

"On assiste à un vrai retournement de marché avec les nouvelles projections des élections en Italie", expliquait un trader à Paris. "L'attelage Bersani-Monti a les faveurs du marché, mais si c'est Berlusconi qui l'emporte cela va compliquer les choses (...) Il y a des engagements à tenir au niveau européen et avec le discours électoraliste tenu par Berlusconi, cela risque de peser sur les finances publiques italiennes".

Une autre projection publiée peu avant la clôture européenne, de l'institut IPR pour une chaîne du groupe Mediaset, contredisait toutefois celles des autres chaînes en donnant le centre-gauche gagnant au Sénat.

La perspective d'un retour au premier plan de Berlusconi a aussi fait reculer les fonds d'Etat italiens, au profit des Bunds, et a affaibli l'euro qui avait jusque là progressé dans l'espoir de la formation rapide d'un gouvernement de coalition favorable à la poursuite de réformes.

Vers 16h30 GMT, la monnaie unique se traitait à 1,3195 dollar, en repli de 0,03% sur la séance, après être montée jusqu'à 1,3318 auparavant. Contre le yen, l'euro s'appréciait de 0,77% à 123,40 mais loin d'un pic atteint en séance à 125,25.

Sur les marchés boursiers, l'imbroglio politique italien a éclipsé l'actualité des valeurs.

Plus forte hausse de l'EuroFirst 300, le laboratoire pharmaceutique irlandais Elan a bondi de 6,90% en réaction à une offre d'achat de quelque cinq milliards d'euros de la société d'investissement Royalty Pharma . Deutsche Börse, bien qu'ayant démenti des rumeurs de fusion avec l'opérateur boursier américain CME Group, a gagné 5,61% pour signer la deuxième meilleure performance de l'indice

Vivendi s'est adjugé 3,20%, des informations de presse évoquant une offre en numéraire de Numericable sur SFR et le feu vert du gouvernement brésilien sur les offres de reprise de GVT au Brésil.

Les cycliques et les financières ont progressé après les propos de certains membres de la Réserve fédérale américaine laissant espérer une poursuite de sa politique de rachats d'actifs, en attendant l'audition semestrielle très attendue mardi de Ben Bernanke, le président de la Fed, devant la commission bancaire du Sénat.

Plus forte baisse de l'EuroFirst 300, le groupe d'édition et de presse Pearson a lâché 3,70% après des prévisions en demi-teinte pour 2013.

Sur le marché pétrolier, les cours du brut ont aussi réduit leur avance en réaction aux résultats confus des élections italiennes. Le Brent de mer du Nord ne progressait plus que de 0,36% à 114,51 dollars le baril en fin de séance, après être monté jusqu'à 115,87, et le brut léger américain a effacé ses gains.

Véronique Tison pour le service français, avec la contribution d'Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Nicolas Delame

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