21 février 2013 / 06:49 / il y a 5 ans

Schneider Electric prévoit un léger rebond en 2013

par Gilles Guillaume et Elena Berton

Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider Electric. Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension s'attend en 2013 à une nouvelle année de relative stabilité de sa marge, comme en 2012 où le groupe est parvenu à compenser la baisse des volumes par ses hausses de prix et des gains de productivité. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Schneider Electric prévoit une légère reprise de sa croissance en 2013 et une possible amélioration de ses marges, confiant de pouvoir compenser par ses prix et ses gains de productivité des volumes de marché qui resteront contrastés.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension a vu son chiffre d‘affaires augmenter l‘an dernier de 7% à 23,95 milliards d‘euros, mais reculer de 0,7% en données organiques, hors effets de change et récentes acquisitions (Telvent et Luminous).

Lors d‘un entretien téléphonique, le directeur financier Emmanuel Babeau a souligné que l‘évolution des devises aurait un impact cette fois négatif de 500 à 600 millions d‘euros sur le chiffre d‘affaires en 2013.

Schneider avait abaissé son objectif annuel de ventes fin octobre face à la dégradation de ses marchés en Europe de l‘Ouest et à la lenteur du rebond attendu en Chine. Le marché de la construction, dont dépend 40% de l‘activité du groupe, a connu des fortunes variées en 2012.

“Pour 2013, dans un environnement économique qui reste contrasté, nous visons une croissance organique modérée à un chiffre pour le chiffre d‘affaires et une marge d‘Ebita ajusté stable voire en légère hausse”, a indiqué Jean-Pascal Tricoire, président du directoire du groupe, cité dans un communiqué.

En 2012, cette marge est restée globalement stable (+0,4 point) à 14,7%, dans la fourchette de 14% à 15% que le groupe visait grâce aux effets de son plan stratégique “Connect”.

En Bourse, après ces annonces, l‘action Schneider signe la plus forte hausse de l‘indice CAC 40, s‘adjugeant 3,6% à 57,39 euros à 11h30.

“Les prévisions pour 2013 sont encourageantes”, commente Bank of America Merrill Lynch dans une note de recherche. “Elles impliquent un certain mieux par rapport au consensus actuel.”

Si les marchés en Europe de l‘Ouest s‘annoncent cette année encore difficiles, Schneider prévoit une accélération dans les pays émergents, notamment en Chine au second semestre, ainsi qu‘une reprise modérée en Amérique du Nord.

Le groupe a dégagé l‘an dernier un bénéfice net, part du groupe, de 1,84 milliard d‘euros, en hausse de 3%. Ajusté d‘une charge exceptionnelle pour perte de valeur des écarts d‘acquisition, le résultat ressort en hausse de 12% à 2,02 milliards.

“On a passé une dépréciation de goodwill sur notre activité ‘buildings’ (automatismes du bâtiment) qui a le plus souffert en 2012 (...) On a constaté que le goodwill était aujourd‘hui, au regard de la valeur et des perspectives de l‘activité, trop important, et donc on l‘a baissé de 250 millions d‘euros avant impôt”, a expliqué Emmanuel Babeau.

Schneider, qui a également affiché un cash flow libre record de 2,1 milliards d‘euros, prévoit de verser un dividende de 1,87 euro par action au titre de l‘exercice écoulé, soit une hausse de 10% par rapport à l‘année précédente.

Edité par Dominique Rodriguez

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below