19 février 2013 / 11:24 / dans 5 ans

Rosneft signe un accord de principe pour se développer en Chine

MOSCOU (Reuters) - Rosneft, la première compagnie pétrolière russe, est parvenue à un accord de principe avec la Chine pour augmenter ses livraisons vers le pays.

Rosneft, la première compagnie pétrolière russe, est parvenue à un accord de principe avec la Chine pour augmenter ses livraisons vers le pays. /Photo prise le 13 décembre 2013/REUTERS/Maxim Shemetov

“Un accord de principe est intervenu au sujet d‘une hausse des acheminements de pétrole vers la Chine”, a déclaré une porte-parole de la compagnie nationale à Reuters après une visite à Pékin du directeur général de Rosneft, Igor Setchine.

Aucune autre précision n‘a été fournie.

Des sources du secteur avaient dit à Reuters la semaine dernière que Rosneft pourrait doubler ses livraisons vers la Chine, actuellement d‘environ 300.000 barils par jour, ce qui ferait de Pékin le premier acheteur de pétrole russe.

Rosneft a démenti que cette augmentation se ferait en échange d‘un crédit lui permettant de financer la recherche et le développement de nouveaux gisements et d‘accroître ses capacités d‘acheminement.

Au cours de sa visite à Pékin, Igor Setchine a proposé que des firmes chinoises participent à des projets offshore évalués à 100 milliards de tonnes d‘équivalent pétrole.

Le patron de Rosneft se rend à présent à Tokyo, où il entend aussi discuter de projets en mer avec des sociétés japonaises.

Rosneft, à la recherche de milliards de dollars pour développer les gisements prometteurs de l‘Arctique, a déjà signé des accords avec Exxon Mobil, Statoil et Eni.

Le président russe Vladimir Poutine pousse le secteur à se développer à l‘Est et a ordonné un réexamen de la stratégie d‘exportation de gaz pour réduire la dépendance de la Russie vis-à-vis de l‘Europe, où la demande est faible, tout en développant la capacité du pays en gaz naturel liquéfié (GNL).

Seules Rosneft et Gazprom, toutes deux contrôlées par l‘Etat, ont accès aux ressources sous-marines russes.

Le Japon est le premier consommateur mondial de GNL et a accru ses importations après la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011.

Rosneft envisage de construire une usine de GNL sur l‘île de Sakhaline, où elle extrait déjà du pétrole en collaboration avec ExxonMobil et la compagnie japonaise Sodeco.

Selon des sources de Rosneft, ce site pourrait produire à terme jusqu‘à 10 millions de tonnes de GNL par an, soit autant qu‘un autre site - dirigé par Shell - sur Sakhaline et qui est à ce jour le seul projet actif de la Russie dans le domaine du gaz naturel liquéfié.

Vladimir Soldatkine, Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below