15 février 2013 / 07:55 / dans 5 ans

Airbus renonce aux batteries lithium-ion pour l'A350

Airbus a décidé d'abandonner les batteries au lithium-ion pour l'A350, après les problèmes de batteries rencontrés par son concurrent Boeing. /Photo prise le 23 octobre 2012/REUTERS/Jean-Philippe Arles

PARIS (Reuters) - Airbus a annoncé vendredi qu‘il renonçait à équiper son futur long-courrier A350 de batteries lithium-ion, après les difficultés rencontrées en ce domaine par son concurrent Boeing, dont les 50 exemplaires de 787 exploités par les compagnies aériennes sont cloués au sol depuis près d‘un mois.

Le constructeur européen devrait revenir pour l‘A350 à des batteries traditionnelles nickel-cadmium, afin d‘éviter des problèmes susceptibles de retarder une nouvelle fois le programme A350.

Le premier A350 doit en principe être livré au second semestre 2014, soit avec déjà quelque deux ans de retard par rapport au plan original.

Début février, Reuters rapportait qu‘Airbus étudiait cette option pour l‘A350, dont le coût de développement est évalué à une quinzaine de milliards de dollars.

“Nous allons continuer de développer la technologie lithium-ion mais nous prenons cette décision aujourd‘hui pour assurer le respect du calendrier de la mise en service de l‘A350”, a déclaré une porte-parole de l‘avionneur.

Le groupe prévoit de conserver les batteries lithium-ion pour les essais en vol de l‘appareil, qui doivent débuter cet été. Elles seront ensuite remplacées par des batteries classiques avant sa mise en service.

Le groupe français Saft, chargé de produire les batteries lithium-ion pour l‘A350, assure également la fourniture de batteries au nickel-cadmium pour les autres avions de la gamme Airbus.

Le groupe devrait ainsi probablement fournir également les batteries “classiques” de l‘A350, a fait savoir une porte-parole de Saft, dont les batteries sont utilisées dans l‘industrie, les transports ainsi que dans l‘électronique civil et militaire.

L‘incendie de batterie du Dreamliner de la compagnie Japan Airlines a eu lieu le 7 janvier, une dizaine de jours avant qu‘un second 787, appartenant à All Nippon Airways, soit victime d‘un incident semblable au Japon.

Boeing a été autorisé toutefois samedi dernier à réaliser un vol d‘essai de son 787 Dreamliner, qui s‘est déroulé sans incident.

Vers 10h50, le titre EADS, la maison mère d‘Airbus, était quasiment stable à 34,88 euros, tout comme l‘indice CAC 40 (+,01%) tandis que le titre Saft reculait de 1,08% à 20,06 euros.

Tim Hepher, avec la contribution de Catherine Monin, édité par Jean-Michel Bélot

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