11 février 2013 / 17:09 / dans 5 ans

BBVA et Telefonica pâtiront de la dévaluation au Venezuela

MADRID (Reuters) - La dévaluation de la monnaie vénézuélienne aura probablement plus d‘impact sur Telefonica et BBVA que sur les autres entreprises espagnoles, diminuant la valeur de leurs actifs dans le pays de presque un tiers.

Le groupe de télécommunications Telefonica et la banque BBVA devraient être les entreprises espagnoles les plus affectées par la dévaluation de la monnaie vénézuélienne annoncée vendredi dernier, cette opération se traduisant pour les deux sociétés par une diminution de près d'un tiers de la valeur de leurs actifs dans ce pays. /Photo prise le 8 février 2013/REUTERS/Jorge Silva

Le Venezuela a annoncé vendredi qu‘il dévaluait de 32% le bolivar, la devise nationale, dont le cours est ramené de 4,3 pour un dollar à 6,3 pour un dollar.

Telefonica, premier groupe européen de télécommunications en matière de chiffre d‘affaires, est également numéro un sur le marché vénézuélien et génère 6,5% de son bénéfice d‘exploitation dans le pays, selon les résultats du troisième trimestre 2012.

Morgan Stanley anticipe une baisse de 2% du bénéfice d‘exploitation l‘opérateur espagnol.

L‘entreprise n‘a pas souhaité s‘exprimer sur les conséquences de cette dévaluation.

Telefonica doit rapatrier près de 1,01 milliard d‘euros de dividendes du Venezuela, qui ne représenteraient désormais plus que 691 millions d‘euros, selon les estimations des analystes de Banco Sabadell.

La banque BBVA n‘a de son côté pas été autorisée à rapatrier ces capitaux ces dernières années. Elle possède environ 20 milliards d‘euros d‘actifs dans le pays, au travers de sa participation de 55,6% dans Banco Provincial, qui ne représenteraient plus que 13,6 milliards d‘euros environ.

La banque réalise 9% de son bénéfice d‘exploitation dans le pays et les analystes de Banesto Bolsa estiment qu‘une dévaluation du Bolivar de 32% réduit la valeur de la banque dans son ensemble de 1,7%.

Le porte-parole de BBVA a minimisé ces estimations en déclarant que la dévaluation de la monnaie vénézuélienne aurait un impact “très modéré” sur le capital de la banque.

Selon Morgan Stanley, les autres entreprises susceptibles d‘être affectées par la dévaluation sont l‘assureur espagnol Mapfre, le groupe pétrolier Repsol BBVA et Telefonica ainsi que les groupes français Sodexo et Edenred.

Robert Hetz et Clare Kane, Constance De Cambiaire pour le service français

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