24 janvier 2013 / 18:08 / il y a 5 ans

Athènes espère une sortie de la récession en 2013

L'économie grecque devrait renouer avec la croissance à la fin 2013 ou au début 2014 après six années de récession qui ont amputé d'un quart le produit intérieur brut (PIB) du pays, selon Dimitris Kourkoulas, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. /Photo prise le 13 novembre 2012/Francois Lenoir

PARIS (Reuters) - L'économie grecque devrait renouer avec la croissance à la fin 2013 ou au début 2014 après six années de récession qui ont amputé d'un quart le produit intérieur brut (PIB) du pays, a déclaré jeudi à Reuters Dimitris Kourkoulas, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.

La Grèce devrait dégager au même horizon un excédent budgétaire primaire pour la première fois depuis des décennies, a-t-il dit.

Au-delà du déblocage de l'aide financière à la Grèce c'est "le signal très clair que la sortie du pays n'était pas une option et la stabilité politique avec le gouvernement de coalition issu des élections législatives de juin dernier, qui ont enclenché une dynamique de sortie de crise".

Selon son plan budgétaire pour 2013, le gouvernement grec s'est donné pour objectif un excédent primaire de 0,4% du PIB cette année. La Commission européenne ne s'attend qu'à un équilibre du solde primaire.

"L'année 2013 sera encore une année de récession avec une contraction attendue du PIB de 4,3% mais la croissance devrait revenir à la fin de 2013", a déclaré Dimitris Kourkoulas.

"Il y a des signes positifs très forts comme la croissance de nos exportations et les bonnes performances du tourisme en 2012 malgré l'instabilité politique dans le pays", a-t-il souligné, ajoutant que la recapitalisation des banques a permis un retour des capitaux dans le pays qui va en s'accélérant.

Le ministre grec des Finances Yannis Stournaras avait évoqué le 10 janvier un retour à l'équilibre des comptes courants du pays cette année.

Signe d'un changement dans l'appréciation de l'économie grecque par les investisseurs, le rendement à 10 ans de la dette publique grecque se sont nettement détendus, se rapprochant du seuil des 10% alors qu'ils s'étaient envolés jusqu'à près de 40% fin 2011-début 2012.

"La reprise pourrait être rapide", prévoit Dimitris Kourkoulas grâce aux ajustements structurels réalisés et à la perspective d'une réduction de certains impôts avec l'amélioration de la situation budgétaire mais il estime que la diminution du chômage sera plus lente.

Le taux de chômage grec a atteint un nouveau record en octobre à 26,8% contre 26,2% le mois précédent, selon les dernières données publiées par l'agence nationale des statistiques Elstat.

Pour Dimitris Kourkoulas, un solde primaire excédentaire pourrait constituer un facteur déclenchant pour un nouvel examen de la question de la soutenabilité de la dette grecque sur le long terme.

"Du côté grec, nous ne mettons pas cette question sur la table mais je ne serais pas surpris si elle revenait sur le devant de la scène une fois que la Grèce aura atteint un excédent budgétaire primaire", a-t-il dit.

Marc Joanny

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