23 janvier 2013 / 07:49 / dans 5 ans

Sans accord syndical, Renault dit qu'il sera forcé d'agir

par Gilles Guillaume

Renault dit qu'il ne pourra pas rester sans rien faire s'il ne parvient pas à un accord de compétitivité avec les syndicats pour pérenniser ses usines françaises. Le constructeur ne précise pas les options à l'étude. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

PARIS (Reuters) - Renault ne pourra pas rester sans rien faire s‘il ne parvient pas à un accord de compétitivité avec les syndicats pour pérenniser ses usines françaises, a prévenu mercredi le directeur des opérations du groupe en France, sans évoquer les options à l‘étude.

A l‘issue d‘une nouvelle séance de négociations mardi, plusieurs organisations syndicales ont déclaré que le directeur des ressources humaines (DRH) France du groupe avait évoqué la menace de la fermeture de deux sites s‘il n‘y avait pas d‘accord, ce que Renault a démenti.

“S‘il n‘y a pas d‘accord, il est impossible de rester sans rien faire, tout est ouvert, nous serons amenés à étudier toutes les hypothèses possibles, mais pour l‘instant il n‘y a pas de plan B”, a déclaré Gérard Leclercq, directeur des opérations France de Renault, sur la radio BFM Business.

Plusieurs syndicats ont appelé à des débrayages mercredi sur la plupart des sites Renault, pour faire le point avec les salariés sur les discussions en cours.

A l‘usine Renault de Flins (Yvelines), une rencontre aura lieu dans la matinée avec des salariés du site automobile d‘Aulnay (Seine-Saint-Denis), qui appartient à PSA Peugeot Citroën.

L‘usine d‘Aulnay est vouée à fermer en 2014 et la situation y est très tendue. Le site ne produit plus de voitures depuis une semaine sous l‘effet conjugué d‘une grève, de la neige tombée ce week-end et de ce que la direction qualifie de dégradations volontaires des équipements. La direction doit dire mercredi soir si la production peut ou non reprendre jeudi.

“Qu‘il y ait des inquiétudes qui se manifestent, tout cela est parfaitement légitime”, a déclaré Gérard Leclercq sur BFM Business. “Mais ce qu‘il faut regarder, ce sont les engagements que l‘on prend et ce que l‘on souhaite obtenir dans le cadre d‘un accord pour justement ne fermer aucun site en France.”

En échange d‘un accord, Renault a promis de maintenir en activité toutes ses usines en France pendant la durée de l‘accord et de renforcer leur niveau de production avec 80.000 véhicules supplémentaires qui seraient construits à l‘horizon 2016 pour le compte des partenaires du groupe, notamment Nissan et Daimler.

Interrogé la menace d‘une fermeture de sites chez Renault, le ministre du Travail Michel Sapin a appelé la direction et les syndicats du groupe à faire preuve de loyauté dans leurs échanges.

“Je ne suis pas dans la négociation, moi je fixe des bornes”, a-t-il dit sur RTL. “Je dis que cette négociation doit être loyale, qu‘elle doit être responsable, et que tous les moyens ne sont pas bons dans une négociation.”

“Il ne doit pas y avoir de chantage, ni d‘un côté ni de l‘autre, il doit y avoir une négociation ferme mais loyale sur les solutions (...) et je suis persuadé que ces négociations vont aboutir à un accord”, a ajouté Michel Sapin.

Renault souhaite parvenir à un accord fin janvier ou début février. Les négociations reprennent mardi prochain, tout comme celles sur le plan social lancé l‘été dernier par PSA Peugeot Citroën.

En Bourse, l‘action Renault cédait 1,47% à 42,615 euros à 10h00, sous-performant l‘indice sectoriel européen de l‘automobile, quasi stable. PSA prenait 0,1% à 6,191 euros.

Edité par Dominique Rodriguez

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