12 décembre 2012 / 19:44 / dans 5 ans

Ayrault vante au Maroc la "colocalisation" industrielle

<p>Le patron de Renault Carlos Ghosn (&agrave; gauche), aux c&ocirc;t&eacute;s du roi Mohammed VI du Maroc en visite dans une usine du constructeur fran&ccedil;ais &agrave; Melloussa. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a vant&eacute; au Maroc la "colocalisation" industrielle, partenariat "gagnant-gagnant" permettant de g&eacute;n&eacute;rer de l'emploi en France et &agrave; l'&eacute;tranger. /Photo prise le 9 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Maghreb Arabe Presse</p>

CASABLANCA, Maroc (Reuters) - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a vanté mercredi au Maroc la “colocalisation” industrielle, partenariat “gagnant-gagnant” permettant de générer de l‘emploi en France et à l’étranger.

En visite pour deux jours dans le royaume, le chef du gouvernement a répondu aux inquiétudes nées de la volonté du gouvernement français de faire revenir dans l‘Hexagone des entreprises basées à l’étranger.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait ainsi évoqué l’été dernier un possible retour des centres d‘appel téléphoniques basés en Afrique du Nord.

Dans un discours devant des chefs d‘entreprises, Jean-Marc Ayrault a comparé la “colocalisation” à un “cercle vertueux”.

“Notre objectif, c‘est d’éviter ce que souvent on craint en France, les délocalisations”, a-t-il déclaré dans un discours lors d‘un forum économique à Casablanca.

“Une colocalisation industrielle (...) peut être bénéfique et soutenir l‘activité des deux côtés de la Méditerranée”, a-t-il fait valoir.

Rappelant la proximité historique, linguistique et culturelle entre les deux pays, le Premier ministre français a invité à rechercher les filières dans lesquelles de tels partenariats pourraient se nouer.

Un accord en ce sens sera signé jeudi à Rabat lors d‘une rencontre “de haut niveau” entre les gouvernements marocain et français, dont huit membres ont fait le voyage en plus du Premier ministre.

La colocalisation, “c‘est la manière ensemble, de trouver les bonnes coopérations, les bons partenariats, qui nous permettent non seulement de développer de l‘emploi au Maroc et de l‘emploi en France, des investissements au Maroc, des investissements en France, mais dans une politique de partenariat beaucoup plus ambitieux, d‘aller aussi comme une plate-forme, ensemble, vers d‘autres pays, vers d‘autres marchés avec les Marocains et les Français ensemble”, a expliqué à la presse la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq.

La ministre a donné comme exemple l’“aéronautique et l‘automobile”.

“C‘est bon pour l‘export marocain comme pour l‘export français. La colocalisation, c‘est ne pas se faire la guerre, c‘est ne pas parler de délocalisation parce qu‘on produit ici”, a-t-elle poursuivi. “Quand on produit ici (...) ça produit de l‘emploi et de l‘activité en France”.

Elizabeth Pineau, édité par Marine Pennetier

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