12 décembre 2012 / 06:43 / il y a 5 ans

Intenses négociations sur le "mur budgétaire" américain

<p>Vue du Capitole, &agrave; Washington, qui abrite la Chambre des repr&eacute;sentants et le S&eacute;nat am&eacute;ricains. Les n&eacute;gociations entre la pr&eacute;sidence am&eacute;ricaine et la Chambre des repr&eacute;sentants se sont intensifi&eacute;es mardi pour d&eacute;gager une issue &agrave; l'impasse du mur budg&eacute;taire mais aucun terrain d'entente n'a, pour l'instant, &eacute;t&eacute; trouv&eacute; entre l'administration d&eacute;mocrate et la majorit&eacute; r&eacute;publicaine. /Photo d'archives/Jonathan Ernst</p>

par Richard Cowan et David Lawder

WASHINGTON (Reuters) - Les négociations entre la présidence américaine et la Chambre des représentants se sont intensifiées mardi pour dégager une issue à l'impasse du mur budgétaire mais aucun terrain d'entente n'a, pour l'instant, été trouvé entre l'administration démocrate et la majorité républicaine.

Barack Obama, qui s'est entretenu au téléphone avec le président de la chambre basse John Boehner, a proposé de ramener la hausse des impôts qu'il juge indispensable de 1.600 à 1.400 milliards de dollars sur une période de 10 ans.

Cet effort portant sur 200 milliards de dollars de recettes publiques n'a pas été jugé acceptable par Boehner dont la contre-proposition admettait une hausse de 800 milliards.

Après l'offre faite par Barack Obama, le président Boehner a pris la parole à la Chambre des représentants pour demander que la Maison blanche précise quelles réductions des dépenses publiques elle était prête à consentir dans le cadre d'un accord.

"Nous attendons toujours que la Maison blanche précise les coupes dans les dépenses que le président est prêt à faire dans le cadre d'une approche équilibrée qu'il a promise au peuple américain", a déclaré Boehner.

La présidence américaine a fait valoir que l'administration avait présenté des propositions considérables sur la baisse des dépenses mais que les républicains n'avaient pas présenté de détails sur la hausse des recettes.

"Un accord est possible", a estimé Jay Carney, porte-parole de la présidence américaine. "Nous pensons que les données d'un compromis sont assez claires".

Selon lui, un accord pourrait inclure une baisse des dépenses, une hausse des recettes et une réforme fiscale si les républicains acceptent un accroissement des prélèvements pour les Américains les plus fortunés.

Dans un entretien à la chaîne ABC, Obama s'est également voulu optimiste, affirmant s'attendre à la conclusion d'un accord avant la fin de l'année.

Le mur budgétaire est un phénomène de ciseau qui risque, selon les économistes, de replonger les Etats-Unis dans la récession s'il n'est pas contourné avant le 31 décembre.

Au début de 2013, le pays sera confronté à la coïncidence entre la fin des exonérations fiscales décidées sous George Bush et prolongées en 2010 pour une période de deux ans et la mise en oeuvre de coupes automatiques dans les dépenses publiques prévues par un accord de 2011 sur le relèvement du plafond de la dette.

MOYENS DIVERGENTS

Obama et Boehner s'accordent sur un point, celui de la réduction des déficits de 4.000 milliards de dollars sur dix ans, mais ils sont en désaccord sur les moyens pour atteindre cet objectif.

"Je suis relativement confiant dans le fait que les républicains ne voudront pas prendre la classe moyenne en otage de la fiscalité afin de protéger les exonérations des contribuables les plus fortunés", a déclaré Obama.

"Je suis un optimiste. J'ai l'espoir que nous parvenions à un accord", a indiqué Boehner devant les représentants.

Ces déclarations n'ont pas eu l'heur de rassurer totalement le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, qui a dit douter qu'un accord puisse être conclu avant Noël.

Les négociations se sont intensifiées entre les deux camps ces deux derniers jours à mesure qu'approche la date fatidique.

La Maison blanche a adressé lundi à la chambre basse du Congrès une nouvelle proposition d'accord à laquelle les républicains ont répondu mardi par une contre-proposition.

Obama et Boehner s'étaient retrouvés dimanche à la Maison blanche pour aborder cette question au cours d'une entrevue qui n'avait pas été annoncée.

Les discussions entre l'administration démocrate et la majorité républicaine à la chambre basse se sont poursuivies lundi et mardi sans qu'aucun des deux camps n'affiche, au moins publiquement, son intention de concéder du terrain.

Pierre Sérisier pour le service français

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