7 décembre 2012 / 21:08 / dans 5 ans

Le Dow Jones porté par l'emploi, Apple plombe le Nasdaq

<p>LA CL&Ocirc;TURE DES MARCH&Eacute;S AM&Eacute;RICAINS</p>

par Gabriel Debenedetti

NEW YORK (Reuters) - Le Dow Jones et le S&P 500 ont enregistré des gains modérés vendredi à Wall Street, des chiffres de l‘emploi meilleurs que prévu ayant pris le pas sur une mesure de confiance des consommateurs jugée décevante, mais le Nasdaq a souffert d‘un nouveau recul de l‘action Apple.

L‘indice Dow Jones des 30 industrielles a ainsi gagné 0,62%, soit 81,09 points, à 13.155,13 et le S&P-500, plus large, 4,13 points, soit 0,29%, à 1.418,07. En revanche, le Nasdaq Composite, a reculé de 11,23 points (-0,38%) à 2.978,04.

Sur l‘ensemble de la semaine, le Dow affiche une progression de 1%, le S&P 500 une hausse de 0,1% mais le Nasdaq accuse un repli de 1,1%, essentiellement en raison du titre Apple.

Ce dernier a en effet accusé une chute hebdomadaire de 8,9% soit sa plus mauvaise performance sur une semaine depuis mai 2010.

Ce recul s‘explique notamment, selon des intervenants du marché, par une étude montrant qu‘Apple n‘occupait que le sixième rang sur le marché des smartphones en Chine.

Depuis un record historique de 705,07 dollars atteint au cours de la séance du 21 septembre, le titre Apple, première capitalisation boursière américaine, a plongé de 24%.

Au cours de la séance de ce vendredi, la moyenne mobile sur 50 jours de l‘action Apple, à 599,52 dollars, est tombée sous celle à 200 jours (601,38 dollars), une évolution annonçant souvent une accélération de la baisse d‘une valeur à court terme.

Malgré les incertitudes entourant le “mur budgétaire” qui menace la croissance américaine, le S&P n‘est plus qu’à quelque 4% du plus haut de l‘année de 1.474,51 points atteint en séance vers la mi-septembre.

John Boehner, chef de file des républicains à la Chambre des représentants, a pourtant déclaré que les discussions avec le président Barack Obama pour sortir de l‘impasse budgétaire n‘avaient rien donné cette semaine.

L‘expression “mur budgétaire” (“fiscal cliff”) recouvre la coïncidence, en début d‘année prochaine, entre la fin des exonérations fiscales décidées sous George Bush et prolongées pour deux ans en 2010 et la mise en oeuvre de coupes automatiques dans les dépenses publiques prévues par l‘accord de 2011 sur le relèvement du plafond de la dette.

Selon les estimations du Congressional Budget Office, l‘organisme parlementaire bipartisan de contrôle des finances publiques, si aucun accord n‘est trouvé, cette combinaison de hausses d‘impôts et de baisse des dépenses estimée au total à 600 milliards de dollars pourrait faire replonger les Etats-Unis dans la récession.

L’économie américaine a créé plus d‘emplois qu‘attendu en novembre et le taux de chômage aux Etats-Unis est revenu à son plus bas niveau depuis près de quatre ans mais le marché du travail reste loin d’être remis de la crise.

En revanche, le sentiment du consommateur américain a fortement baissé en décembre, à son plus bas niveau depuis le mois d‘août, montrent les premiers résultats de l‘enquête mensuelle Thomson Reuters/Université du Michigan publiés vendredi.

L‘action U.S. Airways a terminé en hausse de 1,27% à 12,77 dollars après que des sources ont dit que la compagnie aérienne avait transmis à AMR, maison mère, en faillite, d‘American Airlines, une offre formelle de fusion qui donnerait naissance à un nouvel ensemble représentant 8,5 milliards de dollars (6,6 milliards d‘euros), soit autant que Delta Air Lines.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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