7 décembre 2012 / 17:03 / dans 5 ans

Les banques grecques demandent à participer au rachat

par George Georgiopoulos et Karolina Tagaris

<p>Devant une agence bancaire &agrave; Ath&egrave;nes. Les principales banques grecques ont demand&eacute; &agrave; leurs conseils d'administration l'autorisation de revendre leurs cr&eacute;ances vis-&agrave;-vis de l'Etat, selon des sources bancaires, une adh&eacute;sion qui devrait permettre &agrave; Ath&egrave;nes d'atteindre les objectifs fix&eacute;s par ses bailleurs de fonds internationaux. /Photo prise le 7 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>

ATHÈNES (Reuters) - Les principales banques grecques ont demandé à leurs conseils d‘administration l‘autorisation de revendre leurs créances vis-à-vis de l‘Etat, a-t-on appris vendredi de sources bancaires, une adhésion qui devrait permettre à Athènes d‘atteindre les objectifs fixés par ses bailleurs de fonds internationaux.

Le rachat par la Grèce d‘une partie de sa dette -sur lequel les créanciers doivent se prononcer d‘ici la fin de la journée- est un élément clé du plan conclu le mois dernier avec l‘Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) dans le but de ramener l‘endettement du pays à un niveau soutenable.

Le gouvernement n‘a pas l‘intention de prolonger l‘offre qui arrivait à terme vendredi à 17h00 GMT, ont indiqué des responsables du ministère des Finances, démentant une information de presse selon laquelle l’échéance pourrait être reportée jusqu‘au début de la semaine prochaine.

Athènes a fait pression sur ses banques -qui détiennent quelque 17 milliards d‘euros d‘obligations émises par le Trésor sur les 63 milliards éligibles au rachat- afin qu‘elles participent au programme et a promis de les protéger d’éventuels recours d‘actionnaires en cas de pertes liées à ces cessions.

Le ministre des Finances Yannis Stournaras a appelé les établissements financiers du pays à accomplir leur “devoir patriotique” pour aider à la Grèce de sortir de l‘impasse.

“Il y aura la même clause que celle incluse dans le PSI”, la restructuration de la dette détenue par les créanciers privés mise en oeuvre en mars, a-t-il dit vendredi.

Les quatre plus grandes banques du pays ont demandé à leurs conseils de pouvoir revendre jusqu’à 100% de leurs avoirs en obligations nationales, a-t-on appris de deux sources bancaires.

“Les propositions des banques à leurs conseils d‘administration étaient positives quant à l‘offre de rachat, demandant l‘autorisation de participer jusqu’à hauteur de 100%”, a déclaré l‘un des deux banquiers.

TOUTES POSITIVES

“Toutes les propositions étaient positives, estimant que l‘offre était avantageuse”, a dit le second banquier.

Le conseil de National Bank, numéro un grec du secteur bancaire, a d‘ores et déjà approuvé la participation au programme de rachat, le premier à se décider.

L‘autorisation du conseil n‘implique pas forcément que la banque va proposer la totalité de ses obligations à la vente.

Le Trésor grec prévoit de consacrer dix milliards d‘euros -apportés par les bailleurs de fonds- au rachat d‘obligations d‘Etat dont le cours est tombé très loin de leur valeur faciale.

Les modalités de l‘offre détaillées lundi ont été établies à des niveaux suffisamment intéressants pour assurer le succès de l‘opération auprès des investisseurs et réduire l‘encours de la dette d‘environ 20 milliards d‘euros.

Déjà très affaiblies par la crise financière et par cinq ans de récession, les banques grecques redoutent d’être contraintes d‘inscrire dans leurs comptes de nouvelles pertes sur la dette publique. Elles sont néanmoins incitées à accepter l‘offre de l‘Etat dans la mesure où leur propre avenir dépend aussi du versement à Athènes d‘un peu plus de 30 milliards d‘euros d‘aide internationale, conditionné à la réussite du rachat.

Athènes propose de racheter les obligations concernées dans une fourchette dont le plancher va, selon les échéances, de 30,2% à 38,1% de la valeur d’émission de la créance, et dont le plafond se situe entre 32,2% et 40,1%.

Le Premier ministre Antonis Samaras a déjà annoncé que des fonds de pension grecs détenant un peu plus de huit milliards d‘euros de titres n‘accepteraient pas l‘offre, ce qui accroît d‘autant la pression sur les autres créanciers grecs.

Wilfrid Exbrayat, Marc Angrand et Juliette Rouillon pour le service français

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