27 novembre 2012 / 12:32 / dans 5 ans

Les Bourses européennes en légère hausse à la mi-séance

<p>Les Bourses europ&eacute;ennes &eacute;voluaient en l&eacute;g&egrave;re hausse mardi &agrave; mi-s&eacute;ance, soutenues par l'accord trouv&eacute; dans la nuit sur la dette grecque. &Agrave; Francfort, le Dax prenait 0,59% vers 12h10 GMT et &agrave; Londres, le FTSE 0,48%. &Agrave; Paris, le CAC 40 avan&ccedil;ait de 0,42%/Photo prise le 27 novembre 2012/REUTERS/Remote/Marte Kiessling</p>

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluaient en légère hausse mardi à mi-séance, soutenues par l‘accord trouvé dans la nuit sur la dette grecque tandis que Wall Street est attendue peu changée à l‘ouverture, coincée entre la conclusion de cet accord et la persistance de craintes sur les négociations budgétaires aux Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 avançait de 0,42% (+14,43 points) à 3.515,37 points vers 12h10 GMT. À Francfort, le Dax prenait 0,59% et à Londres, le FTSE 0,48% et l‘indice paneuropéen EuroStoxx 50 0,48%.

Les places boursières européennes ont déjà effacé une bonne partie de leurs pertes subies lundi, un repli qui était intervenu après la meilleure performance hebdomadaire de l‘EuroStoxx 50 (+5,3%) en près d‘un an dans l‘anticipation de la conclusion d‘un accord sur la Grèce.

Selon Cheuvreux, les actions européennes pourraient connaître un cycle haussier de fin d‘année compris entre 3% et 5% en raison d‘une entame des discussions sur le “mur budgétaire” qui permet d‘entrevoir une issue positive et de données macro-économiques montrant que le pire est passé pour l’économie européenne.

La division banque privée de Société générale écrit dans une note de recherche privilégier les actions européennes par rapport à d‘autres places boursières de pays développés, estimant pour sa part que les problèmes économiques de la région sont déjà inscrits dans les cours et que les valeurs européennes ont le potentiel pour surperformer.

Après 12 heures de discussions, les bailleurs de fonds d‘Athènes, qui se réunissaient pour la troisième fois en autant de semaines, se sont mis d‘accord sur une série de mesures représentant un allègement de dette de 40 milliards d‘euros, l‘objectif étant de ramener cette dernière à 124% du produit intérieur brut d‘ici 2020.

Les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) se sont également engagés à prendre de nouvelles mesures pour réduire la dette grecque “bien en-deçà” du seuil de 110% du PIB en 2022.

“Nous venons d’éviter la probabilité d‘un défaut de la Grèce à court terme. Mais cela ne préjuge pas du long terme. (...) Et les perspectives de croissance de l‘Europe restent assez médiocres”, a noté Michael Hewson, analyste marchés chez CMC Markets.

Sans surprise, le compartiment bancaire (+0,71%) affiche l‘une des plus fortes hausses sectorielles après l‘accord sur la Grèce, même si les seules banques grecques chutent dans la crainte de voir une des mesures de l‘accord - celle qui prévoit le rachat par Athènes de titres de dette souveraine auprès d‘investisseurs privés avec une forte décote - entamer leur base de capital.

Au milieu des valeurs bancaires, l‘action Rémy-Cointreau (+6,76% à 88,78 euros) affichait l‘une des plus fortes hausses de l‘indice EuroStoxx 600 après l‘annonce par le numéro deux français des spiritueux de résultats semestriels meilleurs que prévu.

Parmi les plus fortes baisses, figure l‘action BIC (-3,56%) sous l‘avis défavorable de la Commission européenne au renouvellement d‘une taxe anti-dumping sur les briquets d‘origine chinoise.

L‘action Telecom Italia cédait 2,37% après que Naguib Sawiris a fait état d‘un projet d‘augmentation de capital de quelque trois milliards d‘euros, au cours actuel du titre de l‘opérateur télécoms. A l‘issue de cette opération, l‘homme d‘affaires égyptien deviendrait le premier actionnaire du groupe.

Sur le marché obligataire, on constate, sans surprise, un recul du prix des obligations allemandes, l‘accord sur la dette grecque levant une incertitude à court terme. Sur le marché secondaire, le rendement des obligations souveraines espagnoles à 10 ans reculait après que Madrid a émis plus de bons du Trésor que prévu, à un coût moins élevé que lors d‘une précédente adjudication.

En revanche, le rendement italien était inchangé malgré le fait que les coûts d‘emprunt à deux ans pour Rome soient tombés à un plus bas depuis octobre 2010.

Après atteint un plus haut d‘un mois face au dollar dans foulée de l‘annonce de l‘accord sur la Grèce, l‘euro s‘est retourné à la baisse contre le billet vert, en raison notamment des inquiétudes exprimées par le président de la Réserve fédérale de Dallas Richard Fisher, un “faucon” notoire, au sujet du programme d‘assouplissement quantitatif engagé par la banque centrale américaine.

Malgré la bonne tenue du dollar, le pétrole conservait les modestes gains engrangés à la suite de l‘accord sur la Grèce.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison

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