17 novembre 2012 / 11:28 / dans 5 ans

La Troïka demande plus d'efforts budgétaires à Chypre

NICOSIE (Reuters) - Les créanciers internationaux, avec lesquels Chypre négocie actuellement une aide financière, ont exigé une réduction des dépenses publiques de l’île de 1,2 milliard d‘euros, a affirmé vendredi la chaîne de télévision publique TV RIK.

<p>Le pr&eacute;sident chypriote Demetris Christofias. Les cr&eacute;anciers internationaux, avec lesquels Chypre n&eacute;gocie actuellement une aide financi&egrave;re, ont exig&eacute; une r&eacute;duction des d&eacute;penses publiques de l'&icirc;le de 1,2 milliard d'euros, a affirm&eacute; vendredi la cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision publique TV RIK. /Photo prise le 19 octobre 2012/REUTERS/Yves Herman</p>

La Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) avaient initialement envisagé une baisse des dépenses publiques de l‘ordre de 975 millions d‘euros.

La “Troïka” a revu ses exigences à la hausse après l‘annonce d‘un déficit en progression sur les neuf premiers mois de l‘année de 0,5 point de pourcentage par rapport à la même période de l‘année précédente, ramenant le déficit à 3,2% du produit intérieur brut (PIB) chypriote.

La chaîne de télévision a également rapporté que le gouverneur de la banque centrale de Chypre, Panicos Demetriades, a pressé l‘Etat de faire tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir le système bancaire.

La délégation internationale, présente à Chypre depuis vendredi dernier, avait initialement prévu de quitter l’île dimanche, mais elle a décidé de prolonger son séjour au moins jusqu’à mercredi en raison de divergences persistantes sur des points majeurs, a-t-on également appris.

“De nombreuses divergences persistent et les négociations sont difficiles”, a déclaré la ministre du Travail Sotiroulla Charalambous.

Des sources gouvernementales ont fait savoir à la RIK que la Troïka demande entre autres de supprimer le versement du treizième mois de salaire en 2013, de privatiser des organisations semi-publiques et de geler les augmentations de salaires.

Les principaux points de divergence porteraient sur le montant nécessaire à la recapitalisation des banques chypriotes, sur une baisse des retraites et sur les privatisations.

Conséquence de cet enlisement des négociations, l‘agence de notation Moody’s a annoncé qu‘elle mettait la note souveraine chypriote sous surveillance en vue d‘un éventuel abaissement. L‘agence avait déjà abaissé la note de Chypre de Ba3 à B3 en octobre dernier.

Constantinos Tsindas, Catherine Monin pour le service français

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