9 novembre 2012 / 14:52 / il y a 5 ans

Négociations difficiles en vue pour finaliser le budget de l'UE

<p>Les discussions qui d&eacute;butent en vue de finaliser le budget de l'Union europ&eacute;enne de 2012 et de 2013 donnent un aper&ccedil;u de l'&acirc;pre marchandage qui risque de pr&eacute;sider aux n&eacute;gociations du prochain budget quinquennal. /Photo d'archives/Thierry Roge</p>

par Charlie Dunmore

BRUXELLES (Reuters) - Les discussions qui débutent en vue de finaliser le budget de l'Union européenne de 2012 et de 2013 donnent un aperçu de l'âpre marchandage qui risque de présider aux négociations du prochain budget quinquennal.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne tenteront en effet, à l'occasion de leur sommet des 22 et 23 novembre, de s'entendre sur un financement de l'UE pour la période 2014-2020 qui devrait approcher les 1.000 milliards d'euros.

Allemagne, France et Grande-Bretagne veulent quoi qu'il en soit limiter la hausse des dépenses, confrontées qu'elles sont elles-mêmes à leurs propres politiques de rigueur.

La Commission et le Parlement européens réclament un budget de 138 milliards d'euros en 2013, en hausse de 6,8% sur 2012, une progression largement supérieure à l'inflation.

La plupart des pays veulent limiter la hausse à 2,8% et ont identifié dans les cinq milliards d'euros d'économies à réaliser dans les fonds d'aide régionaux et les dépenses extérieures.

Londres fait valoir que si on ne restreint pas le budget de l'an prochain, il sera plus difficile de s'entendre sur le prochain Cadre financier pluriannuel des Vingt-Sept.

"De notre point de vue, plus on augmentera le budget annuel, moins il sera envisageable de parvenir à un accord sur le Cadre de sept ans", a dit à ses collègues de l'UE le secrétaire d'Etat aux finances britannique Greg Clark.

Si un accord sur le Cadre 2014-2020 tarde à se concrétiser, le budget de 2013 sera automatique plafonné, sa hausse étant limitée à celle de l'inflation.

La Commission européenne est venue compliquer un peu plus les négociations de vendredi en réclamant une rallonge de neuf milliards d'euros sur le budget 2012 pour combler des déficits de financement dans les domaines de l'éducation, des infrastructures et de la recherche.

Cette requête laisse le nouveau ministre des Finances néerlandais sceptique. "J'ai les plus grands doutes; la Commission doit définir de nouvelles priorités, voilà tout. La discipline budgétaire ne concerne pas seulement les Etats membres", a dit à Reuters Jeroen Dijsselbloem.

Des responsables de l'UE disent qu'il ne sera pas possible de s'accorder sur le budget 2013 sans finaliser celui de 2012.

Si les discussions de vendredi n'aboutissent pas, les négociateurs auront jusqu'au 13 novembre minuit pour parvenir à un compromis. En cas d'échec, la CE devrait présenter de nouvelles propositions pour le budget 2013.

Faute d'accord d'ici la fin de l'année, le budget serait divisé en 12 parts égales et réparti mensuellement, ce qui causerait bien des perturbations dans des secteurs tels que l'agriculture.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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