26 octobre 2012 / 11:19 / dans 5 ans

Caixabank et Popular plombés par l'immobilier

MADRID (Reuters) - Les banques espagnoles Caixabank et Popular ont publié vendredi des résultats en baisse sur neuf mois, grevés par des dépréciations passées sur des actifs immobiliers à risque à la demande du gouvernement, tout en faisant état d‘une hausse de leurs créances douteuses.

<p>Les banques espagnoles Caixabank et Popular ont publi&eacute; vendredi des r&eacute;sultats en baisse sur neuf mois, grev&eacute;s par des d&eacute;pr&eacute;ciations pass&eacute;es sur des actifs immobiliers &agrave; risque &agrave; la demande du gouvernement, tout en faisant &eacute;tat d'une hausse de leurs cr&eacute;ances douteuses. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea</p>

Popular, l‘un des sept établissements bancaires espagnols ayant été identifiés comme ayant besoin d‘un renforcement de fonds propres dans un audit indépendant publié en septembre, a vu son bénéfice net reculer de 38% sur neuf mois et tomber à 251 millions d‘euros en raison du délestage massif d‘actifs immobiliers toxiques.

Le bénéfice net de Caixabank, troisième banque espagnole, a lui chuteé de 80% à 173 millions d‘euros sur la même période.

L’établissement, en passe de fusionner avec Banca Civica, a dit avoir à ce jour mis de côté un total de 8,4 milliards pour se prémunir de ce type d‘actifs immobiliers.

Les analystes prévoient que Popular inscrive au dernier trimestre 2012 plusieurs milliards d‘euros de dépréciations d‘actifs à risque réclamées par le gouvernement ainsi que des pertes supplémentaires identifiées dans l‘audit de septembre.

Les banques espagnoles ont tardivement reconnu les effets dévastateurs de l’éclatement de la bulle immobilière en 2008 avant que Madrid obtienne de ses partenaires européens une ligne de crédit de 100 milliards d‘euros pour renflouer son secteur bancaire.

Les créances douteuses se sont propagées au-delà du seul secteur immobilier dans un contexte de récession économique sévère aggravée par les coupes budgétaires imposées par Bruxelles. Un actif espagnol sur quatre est touché par le chômage.

Chez Popular, les créances douteuses représentaient 7,8% des prêts à la fin septembre, contre 7% à la fin juin. Du côté de Caixabank, le ratio a atteint 8,4% contre 5,6% trois mois plus tôt.

Santander, la première banque de la zone euro en termes de capitalisation boursière qui a publié ses résultats jeudi, a vu les provisions sur actifs toxiques immobiliers avaler la quasi-totalité de ses profits au troisième trimestre.

Popular envisage de lever sur les marchés 2,5 milliards d‘euros pour augmenter son capital et éviter une aide internationale. Cette augmentation de capital est considérée comme un test de la capacité des banques espagnoles à faire appel au marché et les analystes espèrent que les actions seront vendues à un rabais compris entre 50 et 73%.

Bankia, dans laquelle l‘Etat a injecté 4,5 milliards d‘euros, doit publier ses résultats sur les neuf premiers mois de l‘année vendredi après la clôture. Le groupe bancaire, nationalisé en mai, devrait être à nouveau dans le rouge, après avoir subi plus de 4,4 milliards d‘euros de pertes au premier semestre.

Vers 11h10 GMT, le titre Popular cédait 0,32% à 1,25 euro et l‘action CaixaBank était inchangée alors que l‘indice regroupant les valeurs bancaires européennes reculait de 1,25%.

Jesus Aguada et Sonya Dowsett, Mathilde Gardin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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