26 octobre 2012 / 08:09 / dans 5 ans

Les banques françaises attaquées après S&P

<p>Les actions des trois premi&egrave;res banques fran&ccedil;aises cot&eacute;es &eacute;taient sous pression vendredi matin &agrave; la Bourse de Paris au lendemain de la d&eacute;cision de Standard &amp; Poor's d'abaisser la note long terme de BNP Paribas et les perspectives des notes de 10 &eacute;tablissements financiers. Vers 9h40, l'action BNP reculait de 3,38% &agrave; 38,25 euros, Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;rale c&eacute;dait 3,96% &agrave; 23,9 euros et Cr&eacute;dit agricole 3,45% &agrave; 5,79 euros alors que l'indice sectoriel europ&eacute;en c&eacute;dait 1,64%.</p>

PARIS (Reuters) - Les actions des trois premières banques françaises cotées étaient sous pression vendredi matin à la Bourse de Paris au lendemain de la décision de Standard & Poor’s d‘abaisser la note long terme de BNP Paribas et les perspectives des notes de 10 établissements financiers.

Vers 9h40, l‘action BNP reculait de 3,38% à 38,25 euros, Société générale cédait 3,96% à 23,9 euros et Crédit agricole 3,45% à 5,79 euros alors que l‘indice sectoriel européen cédait 1,64%.

S&P a annoncé jeudi l‘abaissement de la note long terme de BNP Paribas de AA- à A+.

L‘agence de notation a également abaissé les perspectives des notes de 10 banques de “stable” à “négative”, notamment sur Société générale, BPCE, Crédit agricole, Crédit Mutuel, Banque Postale et RCI Banque, la filiale de Renault.

S&P justifie ces décisions par l‘augmentation des risques économiques pour le secteur bancaire français et la surchauffe du marché immobilier.

“Après une forte hausse à très court terme, les titres réagissent plus violemment à une annonce désagréable. Pour moi, ça ne remet pas en question le cadre d‘investissement à long terme de BNP”, souligne Yohan Salleron, gérant chez Mandarine Gestion.

Même en tenant compte des baisses de la matinée, les titres de BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole signent les plus fortes progressions de l‘indice CAC 40 depuis fin juillet, avec des hausses respectives de 47%, 57% et 99%.

Selon le Wall Street Journal et le Financial Times, les Etats de New York et du Connecticut ont assigné neuf grandes banques supplémentaires à comparaître dans l‘affaire des manipulations du taux interbancaire Libor, dont la Société Générale.

Une porte-parole de la banque française s‘est refusé à tout commentaire vendredi matin.

Début septembre, le PDG de Socgen, Frédéric Oudéa, avait indiqué que la banque coopérait avec les autorités américaines chargées de l‘enquête et qu‘elle poursuivait une investigation interne.

Les autorités de régulation financière de plusieurs pays et de l‘Union européenne cherchent actuellement à déterminer si certaines banques ont conclu des accords entre elles pour manipuler ce taux.

Le groupe britannique Barclays a été au début de l’été le premier grand nom du secteur à conclure un accord avec les autorités américaines et britanniques sur ce dossier en acceptant de verser 453 millions de dollars d‘amende.

Matthias Blamont, édité par Jean-Michel Bélot

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