23 octobre 2012 / 08:38 / dans 5 ans

Paris lancera une consultation sur le projet d'accord UE/Japon

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français va lancer une consultation sur l‘ouverture de négociations pour un accord de libre échange entre l‘Union européenne et le Japon, afin de veiller à ce qu‘il ne nuise pas à l‘industrie automobile française, annoncent mardi les ministres du Commerce extérieur et du Redressement productif.

<p>Le gouvernement fran&ccedil;ais va lancer une consultation sur l'ouverture de n&eacute;gociations pour un accord de libre &eacute;change entre l'Union europ&eacute;enne et le Japon, afin de veiller &agrave; ce qu'il ne nuise pas &agrave; l'industrie automobile fran&ccedil;aise. /Photo prise le 8 octobre 2012/REUTERS/Pascal Rossignol</p>

Un projet d‘accord de libre échange entre le Japon et l‘Union européenne est à l’étude, et des négociations doivent s‘ouvrir dans les prochains mois. La France s‘inquiète de potentiels effets sur son marché automobile, qui risque de chuter de 12% en 2012.

“Le gouvernement veillera (...) à ce que les prochains accords commerciaux entre l‘Union Européenne et les grands pays industriels préservent les intérêts de notre industrie”, écrivent Nicole Bricq et Arnaud Montebourg dans un communiqué commun.

“A ce titre, une consultation sera lancée dans les tout prochains jours, auprès de tous les acteurs concernés, sur les conditions nécessaires à l‘ouverture de négociations sur un accord de libre échange avec le Japon”, poursuivent-ils.

L‘aggravation de la situation du marché automobile français et européen depuis l’été, alors que les constructeurs locaux souffrent déjà d‘importantes surcapacités dans leurs usines, a posé plus crûment encore la question de la concurrence des nouveaux pays importateurs de voitures.

Les constructeurs automobiles français entretiennent aussi des relations étroites avec le Japon : Renault est partenaire de Nissan tandis que PSA importe de l‘archipel ses voitures électriques et ses 4X4 urbains commercialisés sous les marques Peugeot et Citroën.

La Commission européenne (CE) a débouté lundi une demande de la France qui souhaitait des contrôles sur les importations de voitures sud-coréennes vers l‘UE. Suite à l‘entrée en vigueur d‘un accord de libre échange en juillet 2011 entre l‘Union européenne et la Corée du Sud, celles-ci ont augmenté de 41% dans l‘UE sur 12 mois à la fin de juin 2012 et de 24% en France durant la même période, d‘après Eurostat.

Paris avait demandé à Bruxelles en août d‘exiger de la Corée du Sud qu‘elle informe par avance la CE de ses projections d‘exportations automobiles dans l‘Union européenne. Le gouvernement français a dit “regretter” mardi la décision européenne de ne pas donner suite à sa demande.

Chine Labbé, avec Gilles Guillaume et le bureau de Bruxelles, édité par Patrick Vignal

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