19 octobre 2012 / 18:53 / dans 5 ans

Gallois prônerait 30 milliards d'euros de baisse des charges

<p>Louis Gallois proposera un "choc" de comp&eacute;titivit&eacute; de 30 milliards d'euros dans le rapport qu'il remettra le 5 novembre &agrave; Fran&ccedil;ois Hollande, selon le site internet du Figaro. /Photo d'archives/ REUTERS/Charles Platiau</p>

PARIS (Reuters) - Louis Gallois proposera un “choc” de compétitivité de 30 milliards d‘euros dans le rapport qu‘il remettra le 5 novembre à François Hollande, selon le site internet du Figaro.

Le quotidien, qui cite un proche de l‘ex-président d‘EADS, souligne qu‘il proposera de l’étaler sur deux ou trois ans et de le faire porter pour 20 milliards sur les cotisations patronales et pour dix milliards sur des baisses de cotisations salariales.

Les réductions de charges concerneraient les salaires jusqu’à 3,5 smic, soit un niveau bien supérieur à celui (2,6 smic) que Nicolas Sarkozy avait prévu lors du vote de loi sur la TVA sociale abrogée par le nouveau président français.

Le financement de ces mesures se ferait par une réduction des dépenses publiques bien plus importante que celle de 10 milliards d‘euros envisagée dans le projet de loi de finances actuellement discuté au Parlement, par une hausse modérée de la CSG et de la TVA et par une nouvelle fiscalité écologique.

Pour faire accepter ces mesures par les syndicats, Louis Gallois suggérerait de leur donner une voix délibérative dans les conseils d‘administration des entreprises et de lancer une grande négociation sur la compétitivité.

Selon Le Figaro, le rapport est prêt depuis longtemps mais il n‘a pas été rendu public à la demande de l‘Elysée pour ne pas interférer avec la discussion sur le projet de budget 2013.

Le gouvernement parle désormais de “trajectoire” de compétitivité, refusant la notion de “choc”.

Une source gouvernementale a expliqué que le gouvernement étudiait la piste d‘un transfert de cotisations sociales patronales sur un “cocktail” fiscal comprenant une part de contribution sociale généralisée (CSG), une fiscalité écologique et une hausse de la TVA réduite sur la restauration.

Yves Clarisse

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