11 octobre 2012 / 08:03 / il y a 5 ans

Le FMI redemande d'agir face à la crise de la zone euro

<p>Christine Lagarde, directrice g&eacute;n&eacute;rale du FMI. Christine Lagarde a redemand&eacute; jeudi que des mesures plus muscl&eacute;es soient prises face &agrave; la crise de la dette de la zone euro et aux difficult&eacute;s rencontr&eacute;es par le Japon et les Etats-Unis dans la r&eacute;duction de leurs d&eacute;ficits budg&eacute;taires. /Photo prise le 11 octobre 2012/REUTERS/Kim Kyung-Hoon</p>

TOKYO (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a redemandé jeudi, par la voix de sa directrice générale Christine Lagarde, que des mesures plus musclées soient prises face à la crise de la dette de la zone euro et aux difficultés rencontrées par le Japon et les Etats-Unis dans la réduction de leurs déficits budgétaires.

Christine Lagarde, qui s‘exprimait à Tokyo à l‘occasion des assemblées générales annuelles du FMI et de la Banque mondiale, a jugé que les différends politiques aggravaient les incertitudes économiques et contribuaient à un ralentissement de la croissance, que ce soient chez les pays riches ou dans les économies en voie de développement.

“Nous attendons des actions courageuses et concertées de la part de nos membres”, a-t-elle dit.

Le FMI presse les autorités européennes de tout mettre en oeuvre pour renforcer les liens budgétaires et financiers au sein de la zone euro, alors la crise de la dette souveraine constitue, selon lui, la menace la plus sérieuse envers le système financier mondial.

L‘agence de notation Standard & Poor’s a avivé mercredi les inquiétudes, après avoir abaissé de deux crans la note souveraine de l‘Espagne, à “BBB-”, la ramenant ainsi au dernier niveau avant la catégorie spéculative, et l‘assortissant d‘une perspective négative.

“La bonne nouvelle, c‘est que le Mécanisme de stabilité européen, qui était l‘objet de discussions depuis des mois, est désormais lancé”, a affirmé Christine Lagarde à propos du nouveau fonds de secours de la zone euro, entré en vigueur le 27 septembre.

“En terme de rapidité, la mauvaise nouvelle, c‘est que (...) pour que le fonds puisse vraiment fonctionner, il y aura un processus législatif et souvent parlementaire”, a-t-elle tempéré.

Christine Lagarde a, par ailleurs, estimé que la Chine était “perdante” après sa décision de ne pas envoyer à Tokyo le directeur de sa banque centrale, manifestement en signe de défiance contre le Japon qui dispute à Pékin la souveraineté d‘un archipel en mer de Chine méridionale.

Lesley Wroughton et Anna Yukhananov, Julien Dury pour le service français

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