10 octobre 2012 / 12:22 / dans 5 ans

La fusion EADS-BAE échoue faute d'accord entre les Etats

<p>L'action EADS s'inscrit en forte hausse &agrave; la Bourse de Paris dans la foul&eacute;e de l'annonce de l'abandon des n&eacute;gociations de fusion entre le groupe europ&eacute;en de d&eacute;fense et d'a&eacute;ronautique et le britannique BAE Systems. /Photo prise le 13 septembre 2012/REUTERS/Tobias Schwarz</p>

PARIS (Reuters) - EADS et BAE Systems ont annoncé mercredi la fin de leurs discussions de fusion faute d’être parvenus à convaincre Paris, Berlin et Londres de renoncer à leurs prérogatives.

Les deux groupes avaient jusqu’à 16h00 GMT pour annoncer s‘ils demandaient aux autorités boursières britanniques l‘autorisation de poursuivre les négociations ou s‘ils renonçaient à leur projet, destiné à donner naissance à un nouveau géant mondial du secteur de l‘aéronautique de la défense.

Des sources proches des discussions ont déclaré à Reuters que la chancelière allemande Angela Merkel s’était opposée au schéma de fusion mardi soir.

BAE et EADS soulignent dans un communiqué commun que les intérêts des Etats ne pouvaient pas s‘accorder entre eux et avec les objectifs que s’étaient fixés les deux groupes pour leur rapprochement.

“BAE Systems et EADS ont donc décidé qu‘il était dans le meilleur intérêt de leurs entreprises et de leurs actionnaires d‘abandonner les discussions et de continuer à se concentrer sur leurs stratégies respectives”, déclarent les deux entreprises.

<p>Les deux groupes d'a&eacute;ronautique et de d&eacute;fense EADS et BAE Systems ont mis fin mercredi &agrave; leurs discussions de fusion faute d'&ecirc;tre parvenus &agrave; convaincre Paris, Berlin et Londres de renoncer &agrave; leurs pr&eacute;rogatives. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz/David Moir</p>

Au-delà des divergences constatées entre la France, l‘Allemagne et le Royaume-Uni sur leur participation au capital du futur groupe et sur les droits associés en matière de gouvernance, le projet a échoué à convaincre plusieurs grands actionnaires.

Invesco Perpetual, qui dit détenir 13,3% des actions ordinaires de BAE, a dressé une longue liste d‘objections à la fusion, citant notamment des craintes d‘ingérence des Etats, l‘absence de logique stratégique de l‘opération et le manque de visibilité concernant les dividendes au-delà de 2013.

Le groupe Lagardère, désireux de sortir au meilleur prix d‘EADS, a également critiqué le projet de fusion.

A 14h50, l‘action EADS gagnait 3,45% à 27 euros à la Bourse de Paris. A Londres, BAE Systems reculait de 1,4% à 320,6 pence.

Tim Hepher et Matthias Blamont, avec Julien Ponthus et Elizabeth Pineau, édité par Dominique Rodriguez

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