5 octobre 2012 / 11:29 / il y a 5 ans

EADS et BAE n'excluraient pas de prolonger les discussions

<p>Stand d'exposition d'EADS au salon ILA de Berlin. EADS et BAE Systems n'excluent pas une prolongation de leurs discussions de fusion au-del&agrave; de la date-butoir du 10 octobre fix&eacute;e par les autorit&eacute;s britanniques, &agrave; condition que les pourparlers aient enregistr&eacute; des avanc&eacute;es d&eacute;cisives, a-t-on appris de sources proches des discussions. /Photo prise le 13 septembre 2012/Tobias Schwarz</p>

BERLIN/PARIS (Reuters) - EADS et BAE Systems n'excluent pas une prolongation de leurs discussions de fusion au-delà de la date-butoir du 10 octobre fixée par les autorités britanniques, à condition que les pourparlers aient enregistré des avancées décisives, a-t-on appris de sources proches des discussions.

Les deux groupes aéronautiques doivent encore surmonter plusieurs obstacles politiques et juridiques soulevés par leurs actionnaires publics et privés avant de pouvoir conclure une fusion qui créerait un nouveau géant européen de l'aéronautique et de la défense.

Les participants aux négociations s'en tiennent pour l'instant à l'échéance du 10 octobre afin de maintenir la pression sur les différentes parties impliquées, et notamment sur l'Allemagne.

Mais la porte reste ouverte pour une prolongation d'une à deux semaines si des progrès suffisants ont été enregistrés, selon les dates envisagées pour des réunions d'information des syndicats sur le projet.

"Nous travaillons avec en vue la date du 10 octobre", a dit une source proche de la position d'EADS.

Deux sources proches des discussions ont expliqué que l'échéance de mercredi prochain était optimiste mais que les deux groupes ne souhaitaient pas alléger la pression sur les parties concernées en demandant une prolongation du délai réglementaire tant que les pourparlers n'auraient pas enregistré des avancées décisives.

L'un des principaux points de blocage porte sur la place de l'Etat allemand dans le projet: Berlin exige un traitement équivalent à celui de la France, qui possède 15% du capital d'EADS, alors que les dirigeants de ce dernier souhaitent affranchir le nouveau groupe de toute influence étatique.

"Si nous avons la certitude que le deal n'achoppe que sur quelques sujets ou quelques virgules, ce serait idiot de ne pas demander à prolonger", a dit cette semaine une source proche des discussions. "Mais si l'idée, c'est de poursuivre pour permettre à l'Allemagne de rentrer, ce n'est même pas la peine."

Matthias Blamont, Gernot Heller, Emmanuel Jarry et Tim Hepher, Marc Angrand pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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