3 octobre 2012 / 13:02 / dans 5 ans

Le président chypriote récuse le plan d'aide financière

<p>Demetris Christofias, le pr&eacute;sident chypriote. Les autorit&eacute;s chypriotes grecques n'accepteront pas en l'&eacute;tat les termes du plan d'aide international, a d&eacute;clar&eacute; Demetris Christofias dans un entretien diffus&eacute; mercredi par la cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision grecque NET. /Photo prise le 29 juin 2012/REUTERS/Sebastien Pirlet</p>

NICOSIE (Reuters) - Les autorités chypriotes grecques n‘accepteront pas en l’état les termes du plan d‘aide international, a déclaré le président Demetris Christofias dans un entretien diffusé mercredi par la chaîne de télévision grecque NET.

Mais, a-t-il pris soin d‘ajouter, Nicosie envisage de proposer un plan d’économies supplémentaire.

Le chef de l‘Etat a assuré qu‘il ne signerait jamais un accord prévoyant la privatisation d‘entreprises publiques bénéficiaires ou la suppression de l‘indexation des salaires sur l‘inflation.

“Nous ne leur disons pas simplement ‘non’. Nous leur soumettrons des contre-propositions. Ils sont préparés, nous en sommes à la toute dernière étape et nous leur fournirons autant d’économies qu‘ils (la troïka) le veulent”, souligne-t-il.

Un projet de programme d‘ajustement économique préparé par la Commission européenne, la Banque centrale et le FMI, a été soumis aux autorités chypriotes fin juillet. Ce projet appelait notamment à la fin de l‘indexation de la hausse des salaires sur l‘inflation et au lancement de privatisations.

Ce document de 29 pages a filtré le mois dernier dans la presse.

Chypre a demandé l‘aide de ses partenaires européens et du FMI en juin après les lourdes pertes subies par ses deux principales banques, très exposées à la dette grecque.

L’île, qui se bat avec ses propres déséquilibres budgétaires et avec sa première récession en près de quarante ans, a demandé une aide financière complète.

Le gouvernement chypriote devait se réunir mercredi soir pour finaliser les contre-propositions. Demetris Christofias doit par ailleurs rencontrer les dirigeants des principaux partis vendredi pour de nouvelles discussions.

La fin de l‘indexation de la hausse des salaires sur l‘inflation et du versement des primes de fin d‘année dans le vaste secteur public sera probablement mal accueillie par une fonction publique fortement syndiquée, en particulier avant l’élection présidentielle de février 2013.

Elu en 2008, Christofias a d‘ores et déjà annoncé qu‘il ne briguerait pas un nouveau mandat. Le chef de l‘Etat, qui appartient à l‘AKEL, le parti communiste chypriote, a déclaré récemment que Chypre pourrait envisager de sortir de la zone euro au cas où les conditions de renflouement seraient jugées trop dures.

“Vous ne pouvez pas dire à quelqu‘un qu‘il ne recevra pas de 13ème mois. Cela veut dire automatiquement que vous paralysez le marché”, a déclaré Christofias.

Michele Kambas; Jean-Philippe Lefief et Hélène Duvigneau pour le service français

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