25 septembre 2012 / 13:02 / il y a 5 ans

Pour Angela Merkel, l'Europe doit faire les efforts nécessaires

<p>Lors d'une r&eacute;union de la f&eacute;d&eacute;ration des industries allemandes &agrave; Berlin, Angela Merkel a estim&eacute; que l'Europe ne pourrait sortir plus forte et comp&eacute;titive de la crise actuelle que si ses membres mettaient en place de douloureuses r&eacute;formes et optaient pour des politiques budg&eacute;taires plus responsables. /Photo prise le 25 septembre 2012/Fabrizio Bensch</p>

par Noah Barkin

BERLIN (Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel a estimé mardi que l'Europe ne pourrait sortir plus forte et compétitive de la crise actuelle que si ses membres mettaient en place de douloureuses réformes et optaient pour des politiques budgétaires plus responsables.

S'exprimant lors d'une réunion de la fédération des industries allemandes, elle a estimé que l'Allemagne n'était "pas une île" qui pouvait se déconnecter de la conjoncture économique européenne et mondiale.

"Nous sommes une nation exportatrice (...) Nous ne pouvons pas nous déconnecter des évolutions économiques globales et européennes", a-t-elle déclaré, précisant que la zone euro représentait 40% des exportations allemandes et l'Union européenne dans son ensemble 60%.

"Il y a une absence de confiance sur les marchés financiers sur le fait que certains pays de la zone euro puissent rembourser leurs dettes sur le long terme", a-t-elle dit. "Le monde a des doutes sur le degré de compétitivité de pays de la zone euro."

Elle a ensuite insisté sur le rôle de l'Allemagne dans l'équation européenne : "Nous devons faire les efforts qui permettront à l'Europe de sortir de cette crise plus forte qu'elle n'y est entrée", a-t-elle déclaré.

"L'ALLEMAGNE N'EST PAS UNE ÎLE"

Angela Merkel a par ailleurs rejeté l'idée que l'Allemagne freinait la création d'un organisme de supervision bancaire européen. Ces dernières semaines, Berlin a en effet clairement considéré comme irréaliste l'idée qu'une telle institution puisse être opérationnelle dès le mois de janvier.

"Nous voulons une plus forte supervision bancaire européenne", a-t-elle assuré, soulignant qu'il était prématuré d'envisager la recapitalisation d'une banque de la zone euro via le Mécanisme européen de stabilité (MES) avant qu'une telle instance de supervision soit bien en place.

Angela Merkel a également noté que le pacte budgétaire et le processus devant mener à une supervision bancaire unique étaient des pas dans la bonne direction.

Elle a cependant regretté que la Cour européenne de Justice n'ait pas été dotée de pouvoirs lui permettant d'intervenir dans les politiques budgétaires nationales dans la zone euro.

"Nous ne pouvons pas avoir le soutien sans le contrôle. Les deux vont de pair", a-t-elle déclaré.

La dirigeante allemande a ajouté que le déficit budgétaire de l'Allemagne devrait représenter 0,9% du produit intérieur brut (PIB) cette année et elle a estimé au passage que le pays devait encourager la demande intérieure.

La Chancelière devait rencontrer le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, mardi dans l'après-midi. Ce-dernier doit s'exprimer devant la même assemblée à l'issue de cet entretien.

Benoit Van Overstraeten et Agathe Machecourt pour le service français, édité par Marc Angrand

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