13 septembre 2012 / 13:27 / il y a 5 ans

Nowotny, de la BCE, veut interdire le trading à haute fréquence

<p>Ewald Nowotny, l'un des membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE), s'est prononc&eacute; jeudi en faveur de l'interdiction pure et simple du trading &agrave; haute fr&eacute;quence (HFT), estimant qu'utiliser des algorithmes math&eacute;matiques pour g&eacute;n&eacute;rer de telles transactions n'avait aucune valeur en pratique. /Photo prise le 2 juillet 2012/Herwig Prammer</p>

VIENNE (Reuters) - Ewald Nowotny, l'un des membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), s'est prononcé jeudi en faveur de l'interdiction pure et simple du trading à haute fréquence (HFT), estimant qu'utiliser des algorithmes mathématiques pour générer de telles transactions n'avait aucune valeur en pratique.

Au lendemain de la présentation par la Commission européenne (CE) d'un projet visant à placer l'ensemble des banques de la zone euro sous l'autorité de la BCE, le gouverneur de la banque centrale autrichienne a expliqué que l'interdiction claire de certaines pratiques serait préférable à une approche permettant aux banques de profiter de certaines lacunes de la réglementation.

"Par exemple, en ce qui concerne le trading à haute fréquence, il n'y a rien à réglementer: il faut l'interdire", a-t-il dit lors d'un débat sur la réglementation, expliquant que le HFT n'offrait "aucun avantage net réellement démontrable".

Ewald Nowotny ne dispose pour l'instant d'aucun pouvoir permettant de mettre en oeuvre l'interdiction qu'il préconise mais ses propos sont à replacer dans le débat actuel sur le renforcement du rôle de la BCE dans la supervision des banques.

Avant d'évoquer le HFT, il avait jugé que charger la BCE de surveiller les banques de la zone euro était une bonne idée mais qu'elle supposait de doter l'institution des ressources adaptées à son nouveau rôle.

"Comme pour tout ce qui concerne la surveillance, il faut veiller à ce que l'on dispose réellement des moyens d'assumer cette responsabilité. C'est la discussion qui est en cours actuellement", a-t-il dit à la presse, en marge de la conférence.

Il a expliqué qu'il était clair, au vu des propositions de la CE, que les autorités de surveillance nationales et régionales resteraient de facto chargées de superviser les établissements les plus petits.

"Je ne vois pas les superviseurs nationaux devenir superflus", a-t-il déclaré, ajoutant que la capacité de l'Autorité bancaire européenne (ABE) à établir des normes demeurait intacte.

Ewald Nowotny a ajouté qu'il se réjouirait de voir les pays d'Europe centrale et orientale choisir de rejoindre ce mécanisme de surveillance.

"Je pense que c'est une suggestion très bonne et raisonnable, qui sert les intérêts des pays concernés. Une approche unifiée est un avantage, surtout pour ces pays qui sont si étroitement liés au reste de l'Europe", a-t-il dit.

Certains pays d'Europe centrale et orientale redoutent de voir la BCE en définitive avoir un pouvoir de surveillance sur leurs propres banques, dans la mesure où une bonne partie d'entre elles sont filiales de banques de la zone euro.

Michael Shields, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny

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