11 septembre 2012 / 16:38 / il y a 5 ans

Les Bourses européennes clôturent en légère hausse

PARIS (Reuters) - La bonne tenue du secteur bancaire et l‘ouverture en hausse de Wall Street ont permis aux Bourses européennes de clôturer en légère hausse mardi, mais les marchés sont restés globalement attentistes avant l‘avis que rendra mercredi matin la Cour constitutionnelle allemande sur le Mécanisme européen de stabilité (MES).

<p>LA CL&Ocirc;TURE DES BOURSES EUROP&Eacute;ENNES</p>

L‘attente des élections législatives mercredi aux Pays-Bas, où l‘opinion est de plus en plus hostile à l‘aide aux pays du Sud de l‘Europe et l‘approche de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, mercredi et jeudi, ont aussi incité les opérateurs à la prudence.

À Paris, le CAC 40 a malgré tout terminé en hausse de 31,25 points (0,89%) à 3.537,30 points et le Dax allemand, porté par Deutsche Bank, a gagné 1,34% à 7.310,11 points après un nouveau plus haut de 2012 de 7.313 points. Plombé par Burberry, le Footsie britannique a en revanche fini en repli de 0,02% et l‘indice paneuropéen FTSEurofirst 300 n‘a pu faire mieux que +0,33%.

Les banques ont repris leur mouvement haussier en réaction au plan de rachat de dettes souveraines annoncé la semaine dernière par la BCE et dans l‘anticipation d‘un nouvel assouplissement quantitatif de la Fed jeudi. L‘indice sectoriel des banques européennes s‘est adjugé 1,81% à 109,43 points, améliorant ses plus hauts en six mois atteints la semaine passée. En vedette, Deutsche Bank s‘est adjugé 4,10% à 33,15 euros après avoir exclu de faire appel au marché pour renforcer son capital.

A la baisse, un avertissement du britannique Burberry sur ses résultats a pesé sur le secteur du luxe. Burberry, qui a prévenu que ses bénéfices 2012-2013 se situeraient en bas de la fourchette des attentes du marché, a plongé de 20,87% à Londres, entraînant LVMH (-3,36%) et PPR (-2,07%) à Paris ou encore Richemont (-5,14%)à Zurich.

Le marché obligataire est également resté prudent avant la décision allemande de mercredi, même si les opérateurs ne croient pas à un avis négatif qui remettrait en cause l‘avenir de l‘euro. Le marché surveille aussi l‘Espagne, alors que le président du gouvernement Mariano Rajoy a redit qu‘il n‘accepterait pas un renflouement assorti de contreparties trop sévères.

Sur le marché des changes, l‘euro a atteint un nouveau plus haut de quatre mois face au dollar, profitant avant tout des anticipations d‘un feu vert de Karlsruhe. “Le MES est positif pour l‘euro et le consensus maintenant est que le tribunal de Karlruhe rendra un avis favorable”, dit Brian Kim, analyste changes chez RBS Securities à Stamford (Connecticut).

Face au dollar, la monnaie européenne a aussi été soutenue par la perspective d‘un nouvel assouplissement monétaire aux Etats-Unis et d‘un avertissement de Moody’s sur les négociations budgétaires américaines. En substance, l‘agence a fait savoir que sa note Aaa de la dette américaine pourrait être dégradée si le Congrès ne parvenait pas à s‘entendre l‘an prochain sur une trajectoire de long terme de réduction des déficits.

L‘euro, monté jusqu’à 1,2854 dollar en séance, au plus haut depuis le 15 mai, est sorti par le haut de sa moyenne mobile sur 200 jours et a repris quelque 6% depuis son plus bas de deux ans de 1,2042 touché le 24 juillet (voir les graphes du jour.

La faiblesse du dollar, toujours plombé par ailleurs par les mauvais chiffres du chômage US publiés vendredi dernier, a été générale. Comme l‘euro, le sterling a atteint un plus haut de quatre mois face au billet vert, à 1,6049, tandis que le yen se hissait à 77,73 pour un dollar, son meilleur niveau depuis trois mois. Porté par l‘orientation restrictive de la politique monétaire d‘Ottawa, le dollar canadien a quant à lui atteint un pic d‘un an face à son voisin.

L‘attentisme avant la Fed a prévalu sur les cours du brut, avec un baril de Brent stable autour des 115 dollars. Après les Etats-Unis, c‘est l‘Arabie saoudite, par la voix de son ministre du pétrole Ali al-Naimi, qui a exprimé sa préoccupation face à l‘envolée de des cours depuis la fin juin. “Les Etats-Unis, premier pays consommateur, et l‘Arabie saoudite, premier exportateur, s‘inquiètent des niveaux atteints. Cela devrait suffire à contenir les prix pour le moment”, relèvent les analystes de la Commerzbank.

Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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