29 août 2012 / 12:57 / dans 5 ans

Léger mieux pour la croissance américaine, la Fed reste attendue

par Lucia Mutikani

<p>La croissance de l'&eacute;conomie am&eacute;ricaine a &eacute;t&eacute; l&eacute;g&egrave;rement plus forte qu'estim&eacute; initialement au deuxi&egrave;me trimestre, montrent les chiffres publi&eacute;s mercredi par le d&eacute;partement du Commerce, mais elle reste trop faible pour remettre en cause l'hypoth&egrave;se d'une nouvelle phase d'assouplissement de la politique mon&eacute;taire. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Theiler</p>

WASHINGTON (Reuters) - La croissance de l’économie américaine a été légèrement plus forte qu‘estimé initialement au deuxième trimestre mais elle demeure trop faible pour remettre en cause l‘hypothèse d‘une nouvelle phase d‘assouplissement de la politique monétaire.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de 1,7% en rythme annualisé sur avril-juin, a annoncé mercredi le département du Commerce.

Une première estimation fin juillet l‘avait donné à 1,5% et les analystes interrogés par Reuters prévoyaient un relèvement de 0,2 point de cette évaluation.

Une progression plus forte qu‘estimé des exportations a compensé un ralentissement du mouvement de restockage des entreprises, conséquence de leur crainte d‘une dégradation de la demande intérieure.

La croissance américaine avait été de 2,0% sur les trois premiers mois de l‘année, toujours en rythme annualisé.

Les statistiques publiées mercredi montrent aussi une hausse inattendue de 1,1% des bénéfices nets d‘impôt des entreprises, après une chute de 8,6% au premier trimestre.

Si le détail des chiffres du PIB reste assez encourageant, le taux de croissance demeure bien inférieur à celui de 2% à 2,5% nécessaire pour stabiliser le taux de chômage, ce qui pourrait conduire les responsables de la Réserve fédérale à décider de nouvelles mesures de soutien lors de leur réunion des 12 et 13 septembre.

“On observe une légère amélioration des dépenses publiques et de la consommation mais globalement, les chiffres suggèrent que l’économie reste en mode de croissance lente et que cela n‘est pas près de changer”, a commenté Peter Cardillo, économiste de Rockwell Global Capital à New York. “Cela renforce à l’évidence la position de la Fed en vue d‘un soutien à l’économie.”

LE CHÔMAGE RESTE ÉLEVÉ

Wall Street à ouvert en légère hausse après les chiffres du PIB, tandis que les Treasuries restaient stables et que le dollar conservait ses gains du début de séance face à l‘euro.

La probabilité estimée d‘un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale avait été entamée ces dernières semaines par une accélération des créations d‘emploi et un rebond des ventes au détail, mais plusieurs autres indicateurs, sur les investissements des entreprises et l‘inflation notamment, ont plaidé en faveur d‘un nouveau soutien à l‘activité.

Le président de la Fed, Ben Bernanke, pourrait clarifier la position de la banque centrale lors du discours très attendu qu‘il doit prononcer vendredi dans le cadre du symposium annuel des banquiers centraux de Jackson Hole (Wyoming).

Le taux de chômage aux Etats-Unis est remonté à 8,3% en juillet contre 8,2% en juin. Cette faiblesse persistante du marché du travail pourrait compromettre les chances de Barack Obama de décrocher un second mandat à la Maison blanche lors du scrutin présidentiel du 6 novembre, qui l‘opposera au républicain Mitt Romney.

L‘INFLATION TOUJOURS CONTENUE

Au deuxième trimestre, le commerce extérieur a contribué au PIB à hauteur de 0,32 point selon les chiffres publiées mercredi, alors que la première estimation faisait ressortir une contribution négative d‘un tiers de point.

La forte croissance des exportations (+6,0%) et le ralentissement de celle des importations (+2,9%, au plus bas depuis un an) a ainsi compensé la contribution négative des stocks des entreprises. Ceux-ci ont augmenté de 49,9 milliards de dollars au lieu de 66,3 milliards annoncé initialement, soit une contribution négative de 0,23 point au PIB d‘avril-juin.

Hors stocks, le PIB affiche une croissance de 2,0% contre 1,2%, après une progression de 2,4% sur janvier-mars.

Le département du Commerce a également revu à la hausse le chiffre de la consommation des ménages au deuxième trimestre, à +1,7% contre +1,5%, mais il traduit toujours un ralentissement par rapport au début de l‘année.

Le détail des composantes du PIB montre également une révision en hausse des dépenses de construction non résidentielle mais une baisse pour l‘investissement productif, à +4,7%, son plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2009, contre +7,2% en première estimation.

La croissance de l‘investissement marque ainsi un net ralentissement puisqu‘elle avait atteint 18,3% au troisième trimestre de l‘an dernier.

Quant aux pressions inflationnistes, elles restent contenues, l‘indice des prix à la consommation PCE n‘affichant qu‘une hausse de 0,7%, au plus bas depuis le deuxième trimestre 2010.

Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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