14 août 2012 / 15:32 / dans 5 ans

RWE résiste moins bien qu'E.ON à la sortie du nucléaire

par Christoph Steitz et Vera Eckert

<p>RWE a vu son b&eacute;n&eacute;fice net reculer au premier semestre, ce qui laisse penser qu'il s'adapte moins bien que son concurrent E.ON &agrave; la sortie du nucl&eacute;aire de l'Allemagne. /Photo prise le 6 mars 2012/REUTERS/Ina Fassbender</p>

FRANCFORT (Reuters) - RWE a annoncé mardi un bénéfice net en baisse au premier semestre, ce qui laisse penser qu‘il s‘adapte moins bien que son concurrent E.ON à la sortie du nucléaire de l‘Allemagne.

Le bénéfice net de la société de services aux collectivités allemande a diminué de 0,4% à 1,58 milliard d‘euros. La veille E.ON a annoncé un résultat plus que triplé à 3,13 milliards d‘euros.

“Les conditions d‘activité sont actuellement tout sauf favorables”, a déclaré le président du directoire Peter Terium. “Intervention croissante de l‘Etat dans le secteur de l’énergie, marge des centrales électriques en diminution et concurrence féroce dans la distribution d’électricité et de gaz sont autant de difficultés à surmonter.”

RWE a annoncé qu‘un accord récemment conclu avec le producteur gazier norvégien Statoil avait soutenu ses résultats au cours de la première partie de l‘exercice en cours.

Il reste toutefois en phase de renégociations avec deux fournisseurs de gaz sur le prix de 11 milliards de mètres cube de gaz que RWE doit livrer chaque année. Son concurrent E.ON a lui achevé cette phase de renégociations.

RWE a refusé d‘identifier les fournisseurs en question, tout en disant que les renégociations affecteraient des livraisons en provenance de Russie et des Pays-Bas, où les groupes Gazprom, pour le marché russe, et Gasterra, du côté néerlandais, dominent le marché.

La question des contrats de gaz est devenu un problème épineux pour de nombreux acteurs européens du gaz qui ont signé des contrats de fourniture pluriannuels avec des groupes tels que Statoil ou Gazprom à une époque où les cours étaient plus élevés et qui doivent le vendre à des prix de détail peu élevés.

DEPUIS FIN 2011, RWE A ANNONCÉ PLUS DE 10.000 SUPPRESSIONS

Les “utilities” allemandes s‘adaptent peu à peu à la décision de Berlin de fermer toutes les centrales nucléaires d‘ici 2022, aidées en cela par une renégociation des contrats d‘achat de gaz et par l‘absence de charges comptabilisées l‘an passé et liées à la fermeture de réacteurs.

Le groupe a confirmé la suppression de 2.400 postes supplémentaires, qui viennent s‘ajouter aux 8.000 suppressions annoncées fin 2011.

Son concurrent E.ON a annoncé l‘année dernière 11.000 destructions d‘emplois.

RWE a également enregistré un résultat brut d‘exploitation (Ebitda) semestriel en hausse de 9%, à 5,04 milliards d‘euros, supérieur au consensus Reuters qui le donnait à 4,96 milliards, mais nettement moins élevé que les 55% de hausse annoncés lundi par E.ON.

“Les résultats sont mitigés. Certains sont plus élevés que prévu, d‘autres plus faibles. Dans l‘ensemble, ils sont corrects”, a commenté un trader.

L‘analyste de DZ Bank Hasim Senguel se montre plus optimiste en maintenant sa recommandation sur RWE à “acheter”.

Vers 17h00, l‘action RWE cédait 0,08% à 32,92 euros, alors qu‘E.ON gagnait 0,65%, en phase avec l‘indice sectoriel européen des “utilities” (+0,85%).

Tangi Salaün et Nicolas Delame pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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