31 juillet 2012 / 07:33 / dans 5 ans

Chute de 63% des profits trimestriels de Deutsche Bank

FRANCFORT (Reuters) - Deutsche Bank a enregistré une forte baisse des profits de ses activités de banque d‘investissement au deuxième trimestre sous l‘effet de la crise de la zone euro, illustrant les défis auxquels est confrontée la nouvelle équipe dirigeante du groupe bancaire, en pleine réflexion stratégique.

<p>Deutsche Bank fait &eacute;tat de r&eacute;sultats en forte baisse au titre du deuxi&egrave;me trimestre dans ses activit&eacute;s de banque d'investissement et de gestion pour compte de tiers, sa nouvelle &eacute;quipe dirigeante pr&eacute;venant que la persistance de la crise de l'euro continuera d'affecter l'activit&eacute;. Le b&eacute;n&eacute;fice avant imp&ocirc;t dans la banque d'investissement a chut&eacute; de 63% &agrave; 357 millions d'euros contre 969 millions un an auparavant. /Photo prise le 14 octobre 2011/REUTERS/Kai Pfaffenbach</p>

Le bénéfice avant impôt dans la banque d‘investissement, traditionnellement l‘un des moteurs de la rentabilité de Deutsche Bank, a chuté de 63% à 357 millions d‘euros contre 969 millions un an auparavant.

“La crise de la dette souveraine en Europe continue de peser sur la confiance des investisseurs et l‘activité des clients dans l‘ensemble de la banque”, ont déclaré Anshu Jain et Jürgen Fitschen, qui coprésident le directoire de la banque, dans un communiqué.

Les revenus des activités de ventes et de transactions sur les produits de dette et sur d‘autres supports ont chuté, la banque ayant réduit les prises de risques dans un environnement de contraction des volumes.

Deutsche Bank, dont le bénéfice net est ressorti à 661 millions d‘euros sur la période contre 1,2 milliard un an auparavant, a expliqué la hausse de sa base de coûts en dollar et en sterling par la baisse de l‘euro.

Les analystes s‘attendaient en moyenne à un bénéfice avant impôt de 1,4 milliard d‘euros et à un net de 1 milliard.

L’évolution des résultats nets est comparable à celle enregistrée par les concurrentes américaines de Deutsche Bank, a souligné Konrad Becker, analyste chez Merck Finck. “Mais en termes opérationnels, Deutsche fait moins bien. Les coûts n‘ont pas diminué au même rythme que les revenus”, a-t-il ajouté.

Le recul des revenus s‘est traduit par une augmentation du ratio des frais de personnel à 42,3% (+2,9%) en dépit d‘une réduction des bonus payés en cash.

Le résultat avant impôt de la division gestion pour compte de tiers et gestion privée a chuté à 35 millions d‘euros contre 227 millions un an auparavant, alors que l‘incapacité du groupe à céder certaines des activités clés dans ce métier a entravé leur développement, a dit la banque.

Deutsche Bank n‘a pas précisé si elle avait constitué une provision pour d’éventuelles pénalités dans le cadre d‘enquêtes internationales en cours sur la manipulation du Libor. Elle n‘a pas non plus évoqué la possibilité de suppressions de postes en réponse à la dégradation de l‘activité.

Son exposition aux pays périphériques de la zone euro -Grèce, Portugal, Espagne, Italie et Irlande - est restée stable à 3,9 milliards d‘euros, la baisse des 36% du portefeuille d‘obligations souveraines espagnoles étant compensée par une hausse de 29% de celui des obligations souveraines italiennes.

Marc Joanny, édité par Dominique Rodriguez

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