27 juillet 2012 / 17:38 / il y a 5 ans

Le FMI félicite l'Espagne pour les mesures prises

MADRID (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a salué vendredi les mesures prises par l‘Espagne visant à redresser ses comptes, tout en disant que leur efficacité dépendrait à la fois des décisions prises au niveau européen et d‘une diminution des tensions sur le marché de la dette souveraine.

<p>Le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) a salu&eacute; vendredi les mesures prises par l'Espagne visant &agrave; redresser ses comptes, tout en disant que leur efficacit&eacute; d&eacute;pendrait &agrave; la fois des d&eacute;cisions prises au niveau europ&eacute;en et d'une diminution des tensions sur le march&eacute; de la dette souveraine. /Photo d'archives/REUTERS/Andrea Comas</p>

Dans son rapport annuel sur l‘Espagne, le FMI estime que l‘accroissement des pressions du marché sur le pays ainsi que l‘envolée de ses coûts de financement auraient des conséquences négatives sur le reste de l‘Europe.

“Au bout du compte, les autorités espagnoles se sont montrées proactives dans l‘adoption de mesures tout au long de la crise (...) Les décisions déjà prises et celles devant l’être à l‘avenir contribueront significativement à l‘amélioration de la situation économique”, écrit le FMI.

“Ceci étant dit, l‘efficacité de ces mesures dépendra également des progrès accomplis au niveau européen pour renforcer l‘union monétaire et faire baisser la tension sur le marché de la dette.”

Après avoir atteint un record depuis la création de la zone euro à 7,78% en début de semaine, le rendement des obligations espagnoles à dix ans est revenu à 6,76% dans la foulée des propos de Mario Draghi, qui a déclaré jeudi que la Banque centrale européenne était “prête à tout pour préserver l‘euro”.

Dans son édition de vendredi, Le Monde écrit que la BCE prépare une action concertée avec les Etats membres de la zone euro pour limiter l‘envolée des taux d‘intérêt de l‘Espagne et de l‘Italie.

Selon des responsables européens, Madrid aurait fini par admettre avoir besoin d‘une aide internationale, même si le gouvernement espagnol a démenti vendredi une telle éventualité.

Le gouvernement de Mariano Rajoy a également indiqué qu‘il allait financer un nouveau mécanisme destiné à soutenir les régions espagnoles qui rencontrent de plus en plus de difficultés à rembourser leurs dettes. Cette aide transiterait par le biais d‘un prêt bancaire, ce qui éviterait de solliciter les marchés sur lesquels le coût de la dette est trop élevé.

Dans son rapport, le FMI livre par ailleurs des perspectives peu encourageantes pour l’économie espagnole. Il table sur une contraction de 1,7% en 2012 et de 1,2% en 2013. La croissance ne devrait faire, selon lui, son retour qu‘en 2014 avec un timide +0,9%.

Le gouvernement prédit quant à lui une contraction de 1,5% en 2012, une autre de 0,5% en 2013 avant une croissance de 1,2% en 2014.

Selon les inspecteurs du FMI, les mesures entreprises par Madrid devraient suffire pour que les objectifs de déficit soient atteints en 2012 en 2013, mais il faudra en faire davantage pour l‘année suivante.

Le déficit budgétaire devrait alors atteindre 3,6%, au lieu des 3% exigés, et 3,3 en 2015. Ce seuil ne devrait pas être atteint avant 2016.

Julien Toyer, Nicolas Delame pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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