27 juin 2012 / 15:13 / dans 5 ans

Nouvelle direction pour Dexia, le tandem Dehaene-Mariani part

<p>Dexia a annonc&eacute; mercredi la d&eacute;mission de son pr&eacute;sident, Jean-Luc Dehaene et de son directeur g&eacute;n&eacute;ral, Pierre Mariani, dans le cadre d'une r&eacute;organisation de la direction de la banque franco-belge en cours de d&eacute;mant&egrave;lement. Jean-Luc Dehaene quittera ses fonctions le 1er juillet et le Belge Karel De Boeck assurera l'int&eacute;rim. /Photo d'archives/Thierry Roge</p>

PARIS (Reuters) - Dexia a annoncé mercredi le départ dans les prochaines semaines du tandem de direction formé par le président Jean-Luc Dehaene et le directeur général Pierre Mariani, propulsés en 2008 à la tête de la banque franco-belge alors en pleine déroute financière.

La démission des deux hommes survient sur fond de tensions entre la Belgique et la France, les deux parties se rejetant la responsabilité du naufrage de l'ancien leader mondial du financement des collectivités locales, contraint au démantèlement à l'automne dernier du fait de la crise de la zone euro.

Profitant du contexte d'élection présidentielle en France, les actionnaires belges de Dexia s'étaient mobilisés ces derniers mois contre l'administrateur délégué Pierre Mariani afin de le remplacer par le Belge Karel de Boeck.

La banque, qui attend toujours le feu vert de la Commission européenne à son plan de démantèlement, explique dans un communiqué que Jean-Luc Dehaene quittera ses fonctions de président le 1er juillet et que Karel De Boeck assurera l'intérim.

Pierre Mariani ne quittera quant à lui ses fonctions qu'après l'approbation des comptes du premier semestre 2012; la banque doit publier ses résultats semestriels le 3 août prochain.

Le groupe indique aussi être en phase finale de négociations en vue de la cession de sa filiale de gestion d'actifs Dexia Asset Management.

"Trois investisseurs internationaux sont encore en lice", précise le groupe dans son communiqué. Selon des sources proches du dossier, Permira fait partie des candidats.

BRAS-DE-FER SUR LES GARANTIES

Dans le cadre de son démantèlement, qui a entraîné la nationalisation des activités belges de la banque, Dexia a déjà été contrainte de céder plusieurs de ses actifs, parmi lesquels sa filiale luxembourgeoise Dexia Banque Internationale et sa participation de 50% dans RBC Dexia Investors Services.

La banque va aussi céder sa filiale turque Denizbank au groupe russe Sberbank.

Outre les cessions d'actifs, la direction de la banque doit aussi régler l'épineux dossier des garanties publiques dont Dexia bénéficie pour ses besoins de financement.

Le gouvernement belge souhaiterait réduire la charge des garanties assumée par la Belgique et voir Paris augmenter sa contribution.

Selon les termes de l'accord trouvé en fin d'année, la Belgique doit apporter 60,5% des 90 milliards d'euros de garanties promises à Dexia, Paris 36,5% et le Grand Duché du Luxembourg 3%.

Pour l'heure, Bruxelles et Paris ont simplement convenu de relever à 55 milliards d'euros le montant des garanties provisoires apportées à Dexia, contre 45 milliards précédemment.

Matthieu Protard, édité par Marc Angrand

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