21 juin 2012 / 15:53 / dans 5 ans

Hausse des défaillances d'entreprises en vue en 2012 dans le BTP

<p>Euler Hermes pr&eacute;voit une hausse de 3,5% des d&eacute;faillances d'entreprises dans le BTP en France en 2012 en raison de la baisse du pouvoir d'achat des m&eacute;nages et de la disparition d'aides publiques au secteur du b&acirc;timent. L'assureur cr&eacute;dit estime qu'environ 15.000 petites entreprises pourraient se retrouver cette ann&eacute;e en redressement ou en liquidation judiciaire. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer</p>

PARIS (Reuters) - Euler Hermes prévoit une hausse de 3,5% des défaillances d‘entreprises dans le BTP en France en 2012 en raison de la baisse du pouvoir d‘achat des ménages et de la disparition d‘aides publiques au secteur du bâtiment.

L‘assureur crédit estime qu‘environ 15.000 petites entreprises pourraient se retrouver cette année en redressement ou en liquidation judiciaire, soit près du quart des 63.500 défaillances d‘entreprises attendues en France, un chiffre en hausse de 3%.

“Après un palier fin 2011, on sent sur les premiers mois de l‘année 2012 une augmentation des défaillances dans le secteur”, a déclaré Didier Moizo, spécialiste de la construction chez Euler Hermes, au cours d‘une conférence de presse.

Les entreprises du BTP voient leurs débouchés se réduire à cause du climat de crise et de la prudence des ménages, dont le pouvoir d‘achat est attendu par Euler Hermes en baisse de 0,4% sur l‘année, sauf augmentation du Smic. L‘assureur crédit montre aussi du doigt la fin de plusieurs incitations fiscales, comme la réduction du dispositif Scellier d‘aide à l‘investissement locatif, qui disparaîtra à la fin de l‘année, ou le durcissement des conditions d‘accès au Prêt à taux zéro.

Euler Hermes prévoit une quasi-stagnation (+0,2%) de l‘activité dans le BTP en France en 2012.

Pour le seul secteur du bâtiment, la Fédération française du bâtiment (FFB) a indiqué de son côté mercredi attendre une baisse de 1,9% des volumes cette année. Selon elle, 6.800 emplois ont été perdus au premier trimestre. D‘après une enquête de la Capeb et de l‘institut I+C, le secteur pourrait détruire en tout 30.000 emplois cette année.

Le bâtiment emploie en France 1,5 million d‘actifs -1,2 million de salariés et 300.000 artisans- tandis que les travaux publics représentent 300.000 emplois.

Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot

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